Ce qui s'est passé un 13 Décembre

13 décembre 1940 :

Renvoi de Laval

Le 13 décembre 1940, le Maréchal Pétain renvoie son vice-président du Conseil, Pierre Laval, avec ces simples mots : « Vous n'avez plus ma confiance... ». Il le remplace par Pierre-Étienne Flandin.

Mais, soutenu par l'occupant, Laval revient dès le 17 avril 1942 à la tête du gouvernement et renforce dès lors la politique de collaboration avec l'Allemagne.

****************

12 décembre 1901 :

Marconi réalise la première transmission radio

Le 12 décembre 1901, le physicien italien Guglielmo Marconi (27 ans) réalise la première transmission radio au-dessus de l'océan Atlantique, entre son laboratoire de Poldhu, dans les Cornouailles anglaises, et Saint-Jean-de-Terre-Neuve.

Le succès de Marconi a été rendu possible par les recherches d'Édouard Branly, brillant scientifique et médecin français, professeur à l'Institut catholique de Paris, qui a découvert dix ans plus tôt le principe de la radioconduction.

Mais l'invention de la radio, qui vaudra à Marconi le prix Nobel de physique en 1909, est aujourd'hui plus volontiers attribuée à Nikola Tesla, physicien génial mais moins habile en affaires, qui aurait déposé les brevets correspondants en 1900. Tesla s'est aussi fait dépouiller de ses travaux sur le moteur à courant continu par Thomas Edisonet de son invention du moteur à courant alternatif par George Westinghouse !

D'abord appelée « télégraphie sans fil » (TSF), en référence à l'invention de Claude Chappe, la radio naît sous la forme de trois petits signes brefs désignant en morse la lettre S.

Le 3 novembre 1906, à Berlin, le deuxième congrès international de télégraphie adopte le sigle SOS comme norme internationale de l’appel de détresse sur les ondes, en raison de sa simplicité à émettre en Morse : (· · · — — — · · ·). Ce sigle sans signification particulière sera ultérieurement associé à « Save our souls » ou « Save our ship » (« Sauvez nos âmes ou notre bateau »).

<< Nouvelle zone de texte >>

11 décembre 1937 :

L'Italie se retire de la SDN

Le 11 décembre 1937, l'Italie se retire de la SDN. C'est la conséquence des sanctions prises par l'organisation internationale contre l'État fasciste, suite à l'invasion de l'Éthiopie. Mussolini, par cette décision, fait un pas de plus vers Hitler, dans une alliance qui lui sera fatale.

****************

10 décembre 1948 :

Déclaration universelle des droits de l'homme

Le 10 décembre 1948, les 58 membres de l'Organisation des Nations Unies (ONU) siègent pour la dernière fois à Paris, au palais de Chaillot, avant de gagner New York et les rives de l'Hudson. Ils adoptent pour l'occasion la Déclaration universelle des droits de l'homme (en anglais : Universal Declaration of Human Rights)...

Suite de l'article

 

********************

9 décembre 1905 :

Séparation des Églises et de l'État

Le 9 décembre 1905, le Parlement français vote la loi de séparation des Églises et de l'État à l'initiative du député Aristide Briand. La loi sera mise en application non sans tensions par le gouvernement de Maurice Rouvier puis celui de Georges Clemenceau, Aristide Briand étant ministre de l'instruction publique et des cultes.

C’est l’aboutissement d’un long processus de laïcisation des institutions politiques né avec… le roi Philippe le Bel, six siècles plus tôt, qui n’aura pas empêché 5 cardinaux (Tournon, Richelieu, Mazarin, Dubois, Fleury) d’exercer dans l’intervalle la fonction de Premier ministre.

Suite de l'article

 

********************

8 décembre 1943 :

De Gaulle décide de reconquérir l'Indochine

Le 8 décembre 1943, le général de Gaulle, qui préside à Alger le Comité français de libération nationale, prévient de son intention de reconquérir l'Indochine après la défaite de Hitler et de son allié japonais. Dépités, les résistants Vietnamiens se préparent à de nouvelles luttes.

***********************

7 décembre 1970 :

Willy Brandt à genoux à Varsovie

Le 7 décembre 1970, le chancelier allemand Willy Brandt se rend en Pologne et signe le traité de Varsovie.

Par ce traité, la République Fédérale Allemande reconnaît la frontière germano-polonaise de l'Oder-Neisse, imposée par les vainqueurs de la Seconde Guerre mondiale (ce traité sera confirmé et complété à Moscou le 12 septembre 1990 par le traité dit 2+4).

Après la signature, le chancelier se rend au Mémorial du résistant juif du ghetto, pour un dépôt de gerbe. Il se recueille et s'incline, puis, à la surprise générale, contre toutes les règles protocolaires, ploie les jambes et se met à genoux. Pendant de longues minutes, il demeure dans cette attitude d'humilité inhabituelle aux hommes d'État, faisant acte de contrition au nom du peuple allemand.

Le chancelier Willy Brandt devant le Mémorial juif, à Varsovie, le 7 décembre 1970 (DR)

Ce geste et plus généralement sa politique d'ouverture à l'Est lui vaudront de recevoir le Prix Nobel de la Paix un an plus tard, à Oslo.

******************

6 décembre 2008 :

La jeunesse grecque se révolte

Le 6 décembre 2008, suite à la mort d'un adolescent de 15 ans, la jeunesse se soulève dans toutes les villes du pays. Elle manifeste son désespoir face à une classe dirigeante vieillissante, pourrie par la corruption et qui ne leur offre aucune perspective de mieux-être.

Les jeunes diplômés issus des classes moyennes et voués à des salaires de misère rejoignent les jeunes déshérités et avec eux enflamment les centres urbains. Cette jacquerie d'un nouveau genre rappelle irrésistiblement les prédictions de l'historien Emmanuel Todd dans son dernier essai, Après la démocratie (Fayard, 2008)...

*****************

C'est sa fête : Barbe

Selon une légende populaire, la sainte du jour aurait été décapitée par son père pour s'être convertie sans son consentement.

La foudre aurait alors frappé son bourreau de père. Pour cette raison, Barbe (ou Barbara) est devenue la patronne des artificiers, des artilleurs, des mineurs et des pompiers ! Sa fête est célébrée avec beaucoup d'allégresse dans toutes les casernes de pompiers et les unités du génie et de l'artillerie...

*************

Le 3 décembre 1967
, une greffe du coeur est effectuée pour la première fois au monde. L'événement se produit dans un hôpital du Cap (Afrique du Sud). Du jour au lendemain, le professeur Chris Barnard (45 ans) et son patient, Louis Washkansky, deviennent mondialement célèbres...

 

Suite de l'article

****************

2 décembre 1959 :

Catastrophe de Malpasset

Le soir du 2 décembre 1959, un barrage se rompt à Malpasset, en amont de Fréjus, sur la côte méditerranéenne, entre Toulon et Nice. La ville est inondéeet détruite par une vague de 40 mètres de haut. La catastrophe fait 423 morts et des milliers de sans-abri.

Dans un émouvant élan de solidarité, la France entière se mobilise aussitôt au secours des victimes. Des quêtes et des collectes de vêtements sont organisées à grande échelle dans les écoles. Européens et Américains se mobilisent également. Il s'agit de la première manifestation mondiale de solidarité.

Le barrage-voûte de Malpasset, destiné à l'irrigation et assis sur des roches instables, avait été conçu selon des normes moins draconiennes que les ouvrages hydroélectriques et n'a de ce fait pas résisté à des pluies diluviennes.

*******************

1er décembre 1789 :

Les Français découvrent la guillotine

Le 1er décembre 1789, le député Joseph Guillotin, docteur de son état, suggère à la tribune de l'Assemblée constituante que soit introduite l'égalité de tous les citoyens devant le juge.

« Les délits du même genre seront punis par le même genre de peine, quels que soient le rang et l'état du coupable, écrit-il dans son projet de loi. Dans tous les cas où la loi prononcera la peine de mort, le supplice sera le même (décapitation), et l'exécution se fera par un simple mécanisme ».

Sa proposition va déboucher sur une machine qui connaîtra très vite une immense notoriété : la guillotine...

Suite de l'article

 

**************

Winston Churchill

30 novembre 1874 à Blenheim (Angleterre) - 24 janvier 1965 à Londres (Angleterre)

Biographie Winston Churchill

Winston Churchill, qui descend du célèbre duc de Marlborough, est un génie de la politique doté de multiples dons (courage physique, mémoire et imagination phénoménales,…).

En dépit d'études médiocres, il s'illustre comme journaliste de guerre et officier de cavalerie avant de faire ses preuves comme député et ministre. Lord de l'Amirauté en 1914, il lance la Navy dans la Première Guerre mondiale. Mais son tempérament imprévisible l'empêche de déployer toutes ses ressources.

Après une longue traversée du désert dans les années 1930, durant laquelle il prend conscience du danger que constituent Hitler et le nazisme, il est appelé en catastrophe à la tête du gouvernement britannique le jour même où la Wehrmacht envahit la Belgique et la France. Il a 67 ans quand, sous sa direction, la Grande-Bretagne va, seule pendant un an («the lonely year»), tenir tête à Hitler... Cette année précieuse laissera aux Américains et aux Soviétiques le temps d'entrer en scène et d'écraser le nazisme.

En un an, le «vieux lion» aura servi l'humanité mieux qu’aucun homme politique avant lui, sans jamais trahir les idéaux de la démocratie. Écrivain prolifique, au demeurant plein d'humour, il trouvera encore le temps d'obtenir le prix Nobel de littérature avec ses Mémoires.

<< Nouvelle zone de texte >>

Jacques Chirac

29 novembre 1932 à Paris

Biographie Jacques Chirac

Jacques Chirac a dominé la vie politique française comme Premier ministre, chef de l'opposition ou président de la République de 1974 à 2007

**************

28 novembre 1956 :

Et Dieu créa... Bardot

L'année 1956 se termine « en beauté » par la sortie le 28 décembre d'un film sulfureux mettant en scène Brigitte Bardot et Jean-Louis Trintignant. Ce film, Et Dieu créa la femme, propulse l'actrice au rang de star internationale, icône de la féminité et de la libération des mœurs.

Réalisé par Roger Vadim, le film est un succès mondial. De New York à Tokyo, les spectateurs se pressent pour découvrir le film où rayonne la beauté de la jeune actrice française (22 ans). Par ses scènes osées, le film choque toutefois une partie de l'opinion conservatrice, certaines ligues chrétiennes allant même jusqu'à juger le film satanique. Plus de 50 ans après, le film reste un grand classique du cinéma français même si son côté sulfureux n'a plus le même impact...

Suite de l'article

*********************

27 novembre 1942 :

La flotte française se saborde à Toulon

Le 27 novembre 1942, la flotte française se saborde en rade de Toulon. L'ordre vient de l'amiral Jean de Laborde. Il veut éviter de livrer la flotte aux Allemands qui viennent d'envahir la zone libre. Il ne veut pas pour autant l'envoyer combattre avec les ennemis de Hitler, car parmi eux figurent les Anglais, ennemis traditionnels de la France et de ses marins ! Les navires de guerre ne serviront ni aux Allemands… ni aux Alliés...

Suite de l'article

 

*******************

26 novembre 1812 :

Le passage de la Bérézina

Le 26 novembre 1812, la Grande Armée de Napoléon 1er arrive au bord de la Bérézina. Survient l'épisode le plus dramatique de la retraite de Russie.

Tandis que les Cosaques harcèlent les troupes démunies de tout, les pontonniers du général Eblé aménagent un passage sur la rivière gelée. La plupart y laissent leur vie. Pendant 3 jours, ce qui reste de la Grande Armée, entrée en Russie cinq mois plus tôt, va franchir les ponts improvisés...

Suite de l'article
26 novembre 1966 : Inauguration de l'usine marémotrice de la Rance

Le 26 novembre 1966, le président Charles de Gaulle inaugure l'usine marémotrice de la Rance. Cette réalisation technologique prestigieuse restera sans lendemain. L'électricité produite à partir des marées n'étant qu'à peine rentable.

************************

Victor Duruy

11 septembre 1811 à Paris - 25 novembre 1894 à Paris

Biographie Victor Duruy

Fils d'un ouvrier des Gobelins, Victor Duruy, remarqué pour ses dons intellectuels, est envoyé au collège, entre à l'École normale supérieure et obtient l'agrégation d'Histoire.

Dans les années 1850, Napoléon III, qui désire écrire une Histoire de Jules César, consulte cet historien éminent aux sympathies républicaines ! Les deux hommes ayant de la sorte appris à s'estimer, Victor Duruy devient ministre de l'Instruction publique en 1863.

À ce poste, jusqu'en 1869, il met en oeuvre un projet très ambitieux d'enseignement laïc, gratuit et obligatoire, que reprendra plus tard, sous la IIIe République, Jules Ferry. Il multiplie les bourses et crée la caisse des écoles pour venir en aide aux familles nécessiteuses.

Par la loi du 10 avril 1867, il contraint les communes de plus de 500 habitants à ouvrir une école primaire pour les filles. Il tente aussi d'ouvrir l'enseignement secondaire public aux filles malgré l'oposition des congrégations religieuses, attachées à leur monopole.

Il crée enfin en 1868 un enseignement secondaire « spécial » (on dirait aujourd'hui « technologique ») pour les besoins des entreprises.

***********************

24 novembre 1883 :

Apparition des poubelles

Le 24 novembre 1883, sous la IIIe République, Eugène René Poubelle, le préfet du département de la Seine, impose aux Parisiens l'usage de réceptacles fermés pour l'évacuation des ordures ménagères. Il s'agit d'en finir avec la crasse qui fait la mauvaise réputation de la capitale depuis le Moyen Âge et les premières dispositions royales...

Le préfet met en place un ramassage quotidien par des voitures tirées par des chevaux. Il prévoit même un tri collectif avec trois types de réceptacles (déchets organiques, verre, faïence ou coquilles d'huîtres...) mais cette mesure, mal appliquée, disparaîtra du deuxième arrêté relatif à la collecte des ordures, le 7 mars 1884.

Mal accueillis, les arrêtés du préfet suscitent l'hostilité de la grande presse et un journaliste du Figaro qualifie par dérision les réceptacles de «boîtes Poubelle». Le nom leur restera pour l'éternité.

Ces réceptacles se généralisent très vite dans la capitale française puis dans toutes les grandes villes. De façon très bénéfique, ils réduisent considérablement la saleté habituelle aux voies publiques depuis le Moyen Âge et facilitent le travail des éboueurs.

*******************

23 novembre 1934 :

Incident à la frontière éthiopienne

Le 23 novembre 1934, des inspecteurs italiens sont agressés aux confins de leur colonie de Somalia et de l'empire d'Éthiopie. L'Italie fasciste se saisit de ce prétexte pour déposer une plainte à Genève, auprès de la Société des Nations (SDN). Moins d'un an plus tard, Mussolini lance son armée à la conquête de l'Éthiopie.

************

22 novembre 1963 :

Assassinat de Kennedy à Dallas

Le 22 novembre 1963, John Fitzgerald Kennedy, 35e premier Président des États-Unis, était assassiné au cours d'un voyage officiel à Dallas (Texas), sur Dealey Plaza, par un désaxé, Lee Harvey Oswald, lui-même tué deux jours plus tard par un certain Jack Ruby avant d'avoir pu communiquer ses mobiles à la police...

Suite de l'article

 

**************

21 novembre 2004 :

 «Révolution orange» à Kiev

Le 21 novembre 2004, en Ukraine, l'élection truquée du candidat pro-russe Viktor Ianoukovitch à la présidence de la République jette l'opposition dans la rue. La capitale Kiev est en ébullition.

Activement soutenue par des organisations occidentales comme la fondation Soros, la «révolution orange», d'après la couleur des écharpes arborées par les manifestants, obtient l'annulation de l'élection.

Il n'empêche qu'aux élections suivantes, en 2010, le même homme, favori de Moscou et de l'importante minorité russophone établie à l'Est du Dniepr et en Crimée, réussit à se faire élire de façon régulière.

Comme si de rien n'était, Ianoukovitch poursuit les négociations engagées avec Bruxelles par son malchanceux prédécesseur Viktor Iouvchtchenko, en vue d'un rapprochement avec l'Union européenne. Mais il ne remédie pas aux déficiences de l'État, à la corruption endémique et au pouvoir de l'oligarchie issue des anciens cadres communistes. Celle-ci, à l'image de sa propre famille, s'enrichit prodigieusement en pillant les ressources industrielles, agricoles et minières du pays.

*********************

19 novembre 1968 :

Coup d'État au Mali

Le 19 novembre 1968 un coup d'État renverse le président malien Modibo Keïta, panafricaniste et non-aligné. Moussa Traoré prend le pouvoir et dirigera le pays d'une main de fer jusqu'à sa mort en 1991.

***************

18 novembre 1928 :

Naissance de Mickey

Le 18 novembre 1928, les spectateurs du Colony Theater de New York applaudissent Mickey Mouse dans le film Steamboat Willie.

La petite souris, qui devait initialement s'appeler Mortimer, a été rebaptisée Mickey sur les instances de Mme Disney, la femme de son créateur....

Suite de l'article

 

*************

17 novembre 1936 :

Suicide de Roger Salengro

Maire de Lille et député socialiste du Nord, Roger Salengro devient en 1936, à 46 ans, ministre de l'Intérieur dans le gouvernement de Léon Blum issu de la victoire du Front populaire aux élections législatives. Il participe activement à la conclusion des accords de Matignon.

Mais à l'été 1936, L'Action française de Charles Maurras et l'hebdomadaire de droite Gringoire et son directeur Henri Béraud (un ancien journaliste du Canard Enchaîné !) l'accusent d'avoir déserté pendant la Grande Guerre. Il avait été en fait capturé en allant chercher le corps de l'un de ses compagnons de tranchée, avec l'accord de son chef. C'est ce qu'établira une enquête conduite par un tribunal de guerre peu après sa capture, en 1916.

Disculpé mais affecté par la campagne de calomnies et, qui plus est, déprimé par la mort de sa femme, Roger Salengro se suicide le 17 novembre 1936 dans sa cuisine de Lille. « Il n'y a pas d'antidote contre le poison de la calomnie », lance Léon Blum à ses funérailles, cinq jours plus tard.

**********************

16 novembre 1940 :

De Gaulle crée l'ordre de la Libération

Le général Charles de Gaulle, avec la croix de la Libération (Brazzaville, 14 juillet 1941), photo : chancellerie de l'ordre de la LibérationDe passage à Brazzaville, capitale de l'Afrique Équatoriale Française, le chef de la France Libre fonde l'ordre de la Libération.

Cinq mois après l'invasion de la France par l'armée allemande, il veut avec cet ordre honorifique«récompenser les personnes ou les collectivités militaires ou civiles qui se seront signalées dans l'oeuvre de libération de la France et de l'empire».

1 059 croix ont été ainsi décernées jusqu'à la cessation d'attribution en janvier 1946.

18 l'ont été à des unités militaires et cinq à des communes françaises : Nantes, Grenoble, Paris, Vassieux-en-Vercors et l'Ile de Sein. 271 personnes ont par ailleurs reçu la croix à titre posthume. À titre exceptionnel, Winston Churchill et feu le roi George VI l'ont reçue en 1958 et 1960.

Le 16 novembre 2012, les Compagnons de la Libération, réduits à une vingtaine, transmettront aux cinq communes «compagnons» le soin d'entretenir leur souvenir ainsi que le musée installé aux Invalides. Il reviendra aussi à ces villes de désigner le successeur de l'actuel chancelier, le colonel Fred Moore, ancien de la 2 DB.

Deuxième après la Légion d'Honneur dans l'ordre protocolaire, l'ordre de la Libération n'a eu qu'un seul Grand-Maître, le général de Gaulle. Il se flatte de ne compter dans ses rangs que d'authentiques résistants (à l'exception peut-être du trop flamboyant André Malraux) parmi lesquels des hommes de grand mérite comme François Jacob, Prix Nobel de médecine 1965.

**************************

Version imprimableVersion imprimable | Plan du site
© Jean Marie Petyt