Ce qui s'est passé un 21Juin

21 juin 1943 :
Arrestation de Jean Moulin
Le 21 juin 1943, la Gestapo investit la villa du docteur Dugoujon, à Caluire, une petite ville proche de Lyon, où se tient une réunion importante du Conseil National de la Résistance. Sans doute le chef de la Gestapo de Lyon, Klaus Barbie, a-t-il été informé par l'un des participants, le dénommé René Hardy.

Celui-ci seul arrive à s'enfuir. Parmi les résistants arrêtés, les Allemands ne tardent pas à identifier Jean Moulin, chef de la résistance intérieure. Ils le transfèrent à Paris puis à Berlin où il n'arrivera jamais. Le 8 juillet 1943, il meurt des suites des tortures et des mauvais traitements en gare de Metz.

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20 juin 1936 :
Le Front populaire généralise les congés payés
La loi qui généralise les congés payés en France est votée à l'unanimité par les députés le 11 juin 1936, un mois après l'arrivée au pouvoir du gouvernement de Front Populaire. Promulguée le 20 juin 1936, elle prescrit un minimum de deux semaines de congés par an pour tous les salariés français liés à leur employeur par un contrat de travail...

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20 juin 1940 :
Premier sabotage
Le 20 juin 1940, deux jours avant l'armistice qui consacrera la défaite des armées françaises face à la Wehrmarcht, un inconnu, Étienne Achavanne, prend l'initiative de saboter des lignes téléphoniques allemandes. Fusillé le 4 juillet 1940 près de Rouen, il peut être considéré comme le premier résistant français à l'occupation allemande.

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19 juin 1953 :
Les Rosenberg sont exécutés
Julius et Ethel Rosenberg meurent sur la chaise électrique le 19 juin 1953. Les deux époux ont été condamnés deux ans plus tôt pour avoir livré aux Soviétiques les secrets de l'arme atomique pendant la seconde guerre mondiale...

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18 juin 1815 :
Crépuscule à Waterloo
L'épopée napoléonienne s'achève le 18 juin 1815 à Waterloo, à quelques kilomètres au sud de Bruxelles...

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18 juin 1940 :
L'Appel
Le 18 juin 1940, sur les ondes anglaises, le général de Gaulle lance aux Français qui se trouvent en Angleterre ou viendraient à s'y trouver un appel à le rejoindre pour poursuivre la lutte contre les Allemands qui, au même moment, envahissent la France. L'Appel est diffusé sur les ondes le soir, vers 22 heures, et rediffusé le lendemain vers 16 heures...

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17 juin 1940 :
Pétain demande l'armistice
Le 17 juin 1940, le maréchal Pétain demande aux Allemands quelles sont leurs conditions d'armistice. À midi, il prononce à la radio une allocution mémorable : « C'est le coeur serré que je vous dis aujourd'hui qu'il faut cesser le combat... » Le même jour, le général de Gaulle prend l'avion pour Londres.
17 juin 1940 :
Naufrage du Lancastria
Le 17 juin 1940, tandis que la France est envahie par la Wehrmacht, le Lancastria, un paquebot chargé de soldats britanniques, quitte à la hâte le port de Saint-Nazaire. Bombardé par des Junker allemands, il explose et coule en 24 minutes. On recueillera près de 2500 survivants. Faute d'un enregistrement des passagers de fortune, le nombre de victimes est quant à lui évalué à 5200 !
17 juin 1953 :
Insurrection ouvrière à Berlin-Est
Une insurrection ouvrière éclate à Berlin-Est le 17 juin 1953. Elle s'étend le lendemain à toutes les villes de la République démocratique allemande. Le chef du gouvernement communiste, Walter Ulbricht, appelle les Soviétiques à la rescousse. Les chars noient l'insurrection dans le sang, au prix d'un grand nombre de victimes. Au moins 80 morts et 25.000 arrestations...

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16 juin 1946 :
De Gaulle et le discours de Bayeux
Le 16 juin 1946, à Bayeux, en Normandie, le général Charles de Gaulle formule dans un discours retentissant une critique en règle des institutions de la IVe République...

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15 juin 1969 :
Pompidou président de la République
Georges Pompidou, qui fut pendant plus de cinq ans le Premier ministre du général de Gaulle, se fait élire sans trop de mal à la présidence de la République le 15 juin 1969, face à Alain Poher, président du Sénat et président par intérim, inconnu du peuple trois mois plus tôt !

Brillant normalien, fils d'un instituteur, petit-fils d'un paysan du Cantal, il reste à ce jour le seul président de la Ve République d'origine authentiquement populaire, ce qui ne l'empêchait de fréquenter la haute bourgeoisie ! Il nomme sans tarder au poste de Premier ministre Jacques Chaban-Delmas, ancien héros de la Libération de Paris.

Sa disparition prématurée pour cause de maladie, le 2 avril 1974, à 63 ans, coïncide en France avec la fin des « Trente glorieuses », selon l'expression heureuse de l'économiste Jean Fourastié pour désigner les 30 années de modernisation, de croissance économique, de plein-emploi et de progrès social qui ont marqué l'après-guerre.

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14 juin 1830 :
Les Français débarquent en Algérie
Le 14 juin 1830, les troupes françaises débarquent sur la plage de Sidi Ferruch, à 25 km d'Alger...

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13 juin 1944 :
Une fusée V1 dans la Tamise
Le 13 juin 1944, la première fusée V1 (« Vergeltungswaffe » ou arme de la vengeance) s'écrase dans l'estuaire de la Tamise.

C'est le début d'une fantastique course aux armements : les savants allemands et en particulier le célèbre Wernher von Braun, développent les premières fusées autopropulsées (les V2) dans le centre ultra-secret de Peenemünde...

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12 juin 1933 :
Conférence économique et monétaire de Londres
Le 12 juin 1933, la conférence de Londres réunit les représentants de 66 pays avec l'objectif de remettre en marche l'économie mondiale, gravement perturbée depuis le krach du 24 octobre 1929 et la dévaluation de la livre britannique du 21 septembre 1931.

La France, représentés par Georges Bonnet, se fait la championne de la déflation et du retour immédiat à un taux de change fixe fondé sur l'étalon-or (selon ce principe, toutes les monnaies sont échangeables contre une quantité d'or prédéterminée). Ces propositions apparaissent à juste titre irréalistes aux Américains qui ont dévalué leur monnaie l'année et abandonné l'étalon-or l'année précédente, le 19 avril 1932.

La conférence se clôt le 27 juillet 1933 sur un constat d'échec, suite à un message du président américain Franklin D. Roosevelt, transmis par son Secrétaire d'État Cordell Hull, qui rappelle son opposition à un accord de stabilisation des taux de change.

En attendant, les Français sont toutefois arrivés à rallier à leur projet de « bloc-or » la Belgique, les Pays-Bas, le Luxembourg, l'Italie, la Suisse, la Pologne et la Tchécoslovaquie. Rapidement, pour maintenir la compétitivité de leur économie, faute de pouvoir dévaluer la monnaie, ces pays vont devoir  dévaluer les salaires, les pensions et les dépenses publiques. Ce sera en France la « déflation Laval » au moment où, de leur côté, les États-Unis et le Royaume-Uni entameront leur redressement.

Inéluctablement, les différents pays vont finir par se battre à coup de dévaluations « compétitives », suivant l'exemple donné par la Grande-Bretagne. La crise mondiale sera relancée cependant que s'effondrera le système monétaire international fondé sur l'étalon-or. Il faudra attendre la conférence de Bretton Woods, en 1944, pour instaurer un nouveau système monétaire international.

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11 juin 1842 :
François Guizot et Alexis Legrand bâtissent le réseau ferré français
Le 11 juin 1842, François Guizot, ministre du roi Louis-Philippe, promulgue une loi décisive sur les chemins de fer. Elle va dessiner le futur réseau ferré français et relancer l'investissement en remédiant à l'insuffisance de capitaux. Par cette loi, l'État promet en effet des monopoles avec des concessions à long terme aux compagnies privées qui voudront se lancer dans l'aventure.

Conçue en concertation avec l'ingénieur des Ponts et Chaussées Alexis Legrand, la loi projette aussi sept réseaux en étoile au départ de Paris, vers la Manche, l'Atlantique, les Pyrénées, la Méditerranée et le Rhin, ainsi que deux réseaux transversaux de la Méditerranée au Rhin et de l'Atlantique à la Méditerranée. Chaque réseau est déconnecté des autres car il ne s'agit pas que les compagnies privées puissent fusionner et se constituer en monopole !

Ce réseau centralisé, dit « étoile de Legrand », va déterminer l'aménagement du territoire national pour le siècle à venir. Il va être repris par les législateurs britanniques, avec un réseau en étoile autour de Londres, les Américains et les Allemands lui préférant un réseau multipolaire avec des hubs.

La mise en oeuvre de la loi Guizot va être retardée par les crises économiques et politiques et ne démarrera vraiment que sous le Second Empire, sous l'impulsion de Napoléon III qui a retenu de son exil antérieur les réussites anglaise...

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10 juin 1942 :
Le martyre de Lidice
 

Le 10 juin 1942, un détachement de SS pénètre dans le village tchèque de Lidice, sous le commandement du Standartenführer Max Rostock. 263 adultes, dont 71 femmes, sont massacrés. 198 autres sont déportés à Ravensbrück et 98 enfants dispersés dans des orphelinats (16 seulement survivront à l'épreuve). Le village est incendié et rasé.

Cet acte de barbarie fait suite à l'assassinat de Reinhard Heydrich, « protecteur du Reich » en Bohême-Moravie, par des résistants tchèques commandités par Londres, deux semaines plus tôt. Deux ans plus tard, jour pour jour, un autre village, Oradour-sur-Glane, connaîtra le même sort.

10 juin 1944 :
Le martyre d'Oradour-sur-Glane

Le 10 juin 1944, deux ans après le massacre de Lidice, 642 habitants du village d'Oradour-sur-Glane, une bourgade proche de Limoges, sont assassinés dans des conditions abominables par une compagnie de 120 hommes de la division SS Das Reich. Oradour-sur-Glane est devenu en Europe occidentale le symbole de la barbarie nazie...

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9 juin 1944 :
Atrocités nazies à Tulle
Le 9 juin 1944 est un jour de grand deuil pour Tulle. Sous les yeux de la population, 99 otages, des hommes de seize à soixante ans, sont pendus aux réverbères et aux balcons de la ville par les SS de la division Das Reich.

Trois jours après le débarquement des Alliés sur les plages normandes, les troupes d'occupation allemandes veulent de la sorte terroriser la population et dissuader les maquis de la région d'entraver leurs déplacements...

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8 juin 632 :
Mort du prophète Mahomet
Le 8 juin 632 (le 13 du mois deRabi' premier, selon le calendrier arabe), Mahomet s'éteint à Médine.

Le Prophète de l'islam décède suite à une fièvre douloureuse. Il a environ 63 ans. Sa tombe est creusée à l'endroit même de sa mort...

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RAS

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6 juin 1944 :
Le débarquement de Normandie
Le 6 juin 1944, à l'aube, 4266 navires de transport et 722 navires de guerre s'approchent des côtes normandes avec pas moins de 130.000 hommes, sous la protection de plus de 10.000 avions. Cette opération aéronavale du nom d’« Overlord »(suzerain en français), la plus gigantesque de l'Histoire, était attendue par tous les Européens qui, en Europe occidentale, luttaient contre l'occupation nazie.

Le débarquement est placé sous le commandement du général américain Dwight Eisenhower, assisté des généraux Omar Bradley et George Patton ainsi que du maréchal britannique Bernard Montgomery. L'Abwehr (services secrets allemands) et le feld-maréchal Erwin Rommel, commandant des forces allemandes de Normandie, sont induits en erreur sur le lieu du débarquement par l'opération «Fortitude».

Deux mois après le Jour J («D Day» en anglais) et le débarquement sur les plages aux noms codés Utah et Omaha (troupes américaines), Gold (troupes britanniques), Juno(troupes canadiennes) et Sword (troupes britanniques), 2 millions d'hommes, 438.000 véhicules et 3 millions de tonnes de matériels ont déjà foulé le sol français et entamé leur progression vers Berlin…

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5 juin 2014 :
L'État islamique (Daesh) entre en action
La guerre civile en Syrie et l'effondrement de l'État irakien suite à l'invasion américaine ont conduit à la coagulation de différentes factions islamistes sous l'étiquette État islamique en Irak et au Levant (Daesh en arabe).

La nouvelle entité bénéficie au moins à ses débuts du soutien du Quatar et de l'Arabie séoudite. Elle entre en action de façon spectaculaire. En quelques semaines, elle s'empare des zones semi-désertiques de la région et surtout, les 10 et 11 juin 2014, des villes de Mossoul et Tikrit...

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4 juin 1958 :
De Gaulle : « Je vous ai compris »
Le 4 juin 1958, du balcon du Gouvernement Général d'Alger, le général de Gaulle lance à la foule : « Je vous ai compris. Je sais ce qui s'est passé ici. Je vois ce que vous avez voulu faire. Je vois que la route que vous avez ouverte en Algérie, c'est celle de la rénovation et de la fraternité. Eh bien ! de tout cela, je prends acte au nom de la France, et je déclare qu'à partir d'aujourd'hui, la France considère que dans toute l'Algérie, il n'y a qu'une seule catégorie d'habitants : il n'y a que des Français à part entière, des Français à part entière avec les mêmes droits et les mêmes devoirs... »

Ce cri va semer d'amères illusions chez les Français d'Algérie, ceux-là mêmes qui ont ramené de Gaulle au pouvoir le 13 mai 1958. Sans prendre aucun engagement concret, le général les laisse croire à sa résolution de conserver l'Algérie à la France.

Aujourd'hui, ces quatre mots : « Je vous ai compris », sont devenus pour beaucoup de Français le modèle du cynisme en politique.

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3 juin 1944 :
De Gaulle chef du gouvernement provisoire
Le 3 juin 1944, à quelques jours du débarquement allié en Normandie, le général de Gaulle constitue officiellement à Alger le gouvernement provisoire de la République française et en devient naturellement le chef. C'est l'ultime étape avant l'éviction du « régime de Vichy ».

Un an plus tôt, Charles de Gaulle avait quitté son exil londonien et s'était installé à Alger, qui venait d'être débarrassée des autorités vichystes par les troupes anglo-saxonnes. Il avait constitué le 3 juin 1943 un Comité français de libération nationale co-présidé par lui-même et le général Henri Giraud.

Dans les mois suivants, avec l'appui de résistants comme Jean Moulin et Georges Bidault, le chef de la France Libre avait surmonté son conflit de préséance avec le général Giraud, en qui les Américains voyaient un interlocuteur plus malléable, et était enfin devenu le chef incontesté de la Résistance. C'est ainsi qu'il avait pu transformer le Comité en gouvernement provisoire.

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2 juin 1946 :
Naissance de la République italienne
Le 2 juin 1946, les Italiens sont convoqués à un référendum pour définir les nouvelles institutions du pays après l'aventure fasciste. Par la même occasion, ils sont appelés à élire une assemblée constituante.

Prenant les devants, le roi Victor-Emmanuel III, qui s'est discrédité en amenant Mussolini au pouvoir, tente de sauver la couronne en abdiquant au profit de son fils Humbert II le 9 mai 1946. Mais ce geste ne suffit pas à réhabiliter la monarchie et les citoyens se prononcent à 54% pour la République. Celle-ci est officiellement instaurée le 18 juin suivant.

L'assemblée constituante qui sort des urnes s'avère dominée par trois partis qui vont dès lors régenter la vie politique italienne pendant le demi-siècle suivant. Il y a d'abord la Démocratie chrétienne (Democrazia cristiana) dirigée par Alcide De Gasperi, qui recueille 35% des voix, puis le parti socialiste de Pietro Nenni (20% des voix) et le parti communiste de Palmiro Togliatti (19%).

Le 2 juin est depuis lors fête nationale chômée en Italie.

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1er juin 1885 :
Hommage au poète disparu
Le 1er juin 1885, les Français communient autour de la dépouille de Victor Hugo, mort dix jours plus tôt. Un million de personnes suivent le corbillard des pauvres dans lequel il a demandé à être conduit. Le Panthéon est rouvert à cette occasion et devient le mausolée des gloires nationales. C'est la première fois dans l'histoire de l'humanité qu'un poète reçoit de pareils hommages...

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31 mai 1916 :
Bataille du Jutland
Le 31 mai 1916, au plus fort de la Grande Guerre, une bataille navale oppose dans le Jutland, au large du Danemark, 37 navires britanniques à 21 allemands. Ces derniers, sous le commandement de l'amiral von Scheer, évitent l'encerclement et obligent la Royal Navy, commandée par l'amiral Jellicoe, à rompre le combat. Les pertes sont lourdes des deux côtés et le résultat indécis.

La Royal Navy sort quelque peu humiliée de cette bataille navale, la plus importante du conflit. Il n'en reste pas moins que la marine allemande, fragilisée, devra à partir de là renoncer à gagner la haute mer. Elle se cantonnera à la guerre sous-marine.

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30 mai 1943 :
Le Chant des Partisans
Le 30 mai 1943, dans un hôtel de la banlieue de Londres, l'écrivain-journaliste Joseph Kessel, son neveu Maurice Druon, la musicienne Anna Marly et quelques amis composent un chant qui deviendra sous le nom de Chant des Partisans l'hymne de la Résistance française au nazisme et à l'occupation allemande.

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29 mai 2005 :
Le peuple français dit non au traité constitutionnel
Le dimanche 29 mai 2005, au terme d'un débat démocratique d'une exceptionnelle vitalité, le peuple français rejette à une écrasante majorité (55%) le traité constitutionnel européen, pourtant encensé par la quasi-totalité des médias et de la classe dirigeante. Le 2 juin suivant, le peuple hollandais rejette à son tour le traité...

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28 mai 1996
Fin de la conscription en France
Le 28 mai 1996, le président de la République française Jacques Chirac annonce la fin du service militaire obligatoire au détour d'une allocution télévisée. Sa décision est spontanément approuvée par les éditorialistes, la classe politique et l'opinion publique. Elle est officialisée par la loi du 28 octobre 1997 qui « suspend » la conscription mais réserve la possibilité de la rétablir en cas de crise grave menaçant l'existence de la nation.

Les derniers conscrits ont fêté la « quille » en 2002, soit plus de deux siècles après le vote de la loi Jourdan. En se cantonnant à une armée de métier, la France s'aligne sur les démocraties à l'anglo-saxonne (Royaume-Uni, États-Unis, Pays-Bas,...).

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27 mai 1942 :
Attentat contre Heydrich
Le 27 mai 1942, Reinhard Heydrich (38 ans) est blessé dans un attentat commis à Prague par des résistants tchèques parachutés de Londres.

Il mourra le 4 juin de ses blessures. Il s'ensuivra une vague de répression sanglante contre les Tchèques. Le village de Lidice sera rasé et les sept auteurs de l'attentat (Jan Kubis, Adolph Opalka, Josef Volcik,...) tués dans l'assaut de l'église pragoise où ils s'étaient réfugiés.

Homme de confiance de Hitler, Heydrich était « Reichsprotektor » (« Protecteur du Reich ») de Bohême-Moravie et par ailleurs chef des services de sécurité nazis (RSHA) et grand ordonnateur de la « Solution finale », à ce titre l'homme le plus puissant d'Europe après Hitler ! Son assassinat est le premier coup porté à la toute-puissance nazie.

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26 mai 1940 :
26 mai - 4 juin 1940
Le 24 mai 1940 à midi, soit tout juste deux semaines après son offensive éclair sur la Belgique, Hitler donne à ses troupes l'ordre de suspendre leur foudroyante progression.

Les Britanniques mettent à profit ce providentiel sursis pour rembarquer à la hâte leur corps expéditionnaire bloqué dans la nasse de Dunkerque. Évacués à la hâte du 26 mai au 4 juin 1940, 338 000 soldats alliés dont 193 000 Britanniques vont ainsi échapper à la captivité et pouvoir participer aux contre-offensives futures...

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Évacuation de Dunkerque

Les Britanniques mettent à profit ce providentiel sursis pour rembarquer à la hâte leur corps expéditionnaire bloqué dans la nasse de Dunkerque. Évacués à la hâte du 26 mai au 4 juin 1940, 338 000 soldats alliés dont 193 000 Britanniques vont ainsi échapper à la captivité et pouvoir participer aux contre-offensives futures...

Embarquement de soldats anglais sur les plages de Dunkerque
Le cadeau involontaire de Hitler aux alliés

Après leur percée dans le massif des Ardennes, qui a pris de court les états-majors français et anglais, les Panzers du général von Kleist ont pu atteindre Sedan puis obliquer vers l'ouest, la vallée de la Somme et la Manche. Tout cela en une semaine. Leur objectif ? Prendre à revers, par un « coup de faucille », les troupes alliées engagées en Belgique.

Les tankistes allemands progressent plus vite qu'ils l'ont jamais imaginé face à un ennemi tétanisé. En tête du peloton, Heinz Guderian, commandant du 19e corps d'armée motorisé, se réjouit déjà d'une victoire totale. Mais Hitler lui-même n'ose trop y croire. Le 16 mai, le général Gerd von Runstedt donne l'ordre aux Panzers d'arrêter leur progression pour laisser à l'infanterie le temps de les rejoindre.

Dans les jours suivants, des contre-attaques alliées semblent justifier les craintes des officiers supérieurs allemands.

La 7e division blindée de Rommel en France (mai 1940)Finalement, ces contre-attaques échouent piteusement par manque d'ampleur et surtout par manque de soutien aérien et logistique, personne, dans les hautes sphères alliées, n'ayant voulu croire à leur succès. 

Il n'empêche que les officiers supérieurs allemands y voient une raison supplémentaire de prudence. Pour justifier une pause, ils mettent aussi en avant les pertes importantes de matériels et les difficultés dans les régions marécageuses du littoral picard.

En conséquence, le 23 mai au soir, le général Hans Günther von Kluge ordonne à ses treize divisions blindées de faire halte sur la « ligne du Canal », sur le canal de l'Aa, au niveau de Gravelines, au sud de Dunkerque.

Hitler a entrevu l'éventualité d'une fuite de l'ennemi par la mer. Mais le feldmaréchal Hermann Göring, qui commande la Luftwaffe, a tenu à le rassurer. Ses bombardiers et ses chasseurs sauraient empêcher toute tentative d'évacuation par la mer.

L'ordre d'arrêt (Haltebefehl en allemand) est donc confirmé le lendemain midi par le Führer en personne.

Il va offrir aux troupes alliées en train de se replier de Belgique, un providentiel sursis qu'elles vont mettre à profit pour consolider leurs défenses autour de Dunkerque et s'échapper par la mer.

Pas d'autre issue que l'évacuation

Pendant ce temps, du côté allié, c'est le tohu-bohu. Winston Churchill, de passage à Paris, prend conscience de l'étendue du désastre et, pire encore, de l'effondrement moral des responsables français. Son homologue français Paul Reynaud tente de résister mais est épuisé. Il renvoie le généralissime Gamelin mais c'est pour le remplacer par plus défaitiste que lui, le général Weygand.

Le Premier ministre britannique reste néanmoins soucieux de maintenir les liens avec son allié français. Plus francophile que son entourage, il repousse dans un premier temps l'idée d'une évacuation.

Celle-ci est avancée dès le 19 mai, avec discrétion, par le commandant du corps expéditionnaire, le général John Vereker, vicomte Gort. Mais elle est aussitôt rejetée par Churchill ainsi que par le chef d'état-major William Ironside.

Après une semaine de tergiversations, l'idée prend néanmoins corps.

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25 mai 1913 :
Manifestation contre la loi des trois ans
Au Pré-Saint-Gervais, près de Paris, Jean Jaurès et la SFIO réunissent 150.000 personnes pour protester contre la loi qui doit porter de deux à trois ans le service militaire obligatoire... Dans les casernes de l'Est, des soldats menacent de se mutiner à la perspective de rester un an supplémentaire en service.

La loi sera en définitive votée malgré l'hostilité de la majorité de l'opinion publique le 19 juillet 1913, sous l'égide du président Raymond Poincaré et du président du Conseil Louis Barthou.

Discours de Jean Jaurès le 25 mai 1913 au Pré-Saint-Gervais à l’issue d’une manifestation contre la loi des trois ans (photo : Henri Roger)

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24 mai 1844 :
Première ligne de télégraphe
Le 24 mai 1844 est inaugurée la première ligne de télégraphe du monde, entre Washington et Baltimore. Le télégraphe a été inventé sept ans auparavant par Samuel F. B. Morse.
24 mai 1873 : Mac-Mahon succède à Thiers à l'Élysée
Le 24 mai 1873,

à Paris, la majorité monarchiste de l'Assemblée nationale retire sa confiance au président de la République Adolphe Thiers. Elle élit à sa place le maréchal Patrice de Mac Mahon, duc de Magenta, héros de Malakoff (65 ans) avec pas moins de 300 voix sur 392 (on qualifie depuis lors d'« élection de maréchal » une élection à la quasi-unanimité !)...

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23 mai 1430 :
Jeanne d'Arc prisonnière
Le 23 mai 1430, Jeanne d'Arc est capturée par les Bourguignons en tentant de secourir avec sa troupe les habitants de Compiègne, au nord de Paris.

Les Anglais vont alors se la faire livrer, en vue de la faire condamner par un tribunal ecclésiastique. Ils espèrent de la sorte mettre au jour sa nature de sorcière et dévaluer le sacre de leur ennemi Charles VII...

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21 mai 1539 :
François 1er introduit la loterie en France
La première loterie d'État (lotto) est organisée à Florence en 1530. François 1er, très attentif comme chacun sait aux innovations d'outre-monts, introduit la loterie dans son royaume par un édit du 21 mai 1539.

Plus tard, Louis XVI fonde la Loterie Royale, épaulée par 700 buralistes et des colporteurs qui, deux fois par mois, «vendent de la chance». Après la Première Guerre mondiale, enfin, on instaure la Loterie Nationale pour venir en aide aux «Gueules cassées» (soldats victimes de graves mutilations faciales)...

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20 mai 2015 :
L'État islamique s'empare de Palmyre

Petit temple de Baal (Ier siècle, Palmyre, Syrie), photo : Gérard Grégor, 2009Les djihadistes ont pu s’emparer sans coup férir de la cité antique et de la ville moderne voisine, à 205 km de Damas, après que celles-ci ont été abandonnées sans combat par les forces gouvernementales du président Assad.

En août 2015, quelques jours après l'odieux assassinat du directeur du site, Khaled al-Assaad (82 ans), ils ont dynamité cette cella et abattu les colonnes qui entourent le petit temple de Baal-Shamin.

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19 mai 1802 :
Création de la Légion d'honneur
Le 19 mai 1802, le Premier Consul Napoléon Bonaparte publie un décret qui porte création de l'Ordre national de la Légion d'honneur. Les premiers dignitaires en seront le comte de Lacépède, un naturaliste (civil), qui sera nommé Grand Chancelier, et le général Dejean (militaire), Grand Trésorier...

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18 mai 1917 :
Création de Parade... et invention du surréalisme
Le 18 mai 1917, au plus fort de la Grande Guerre, le théâtre du Châtelet, à Paris, crée le ballet Parade. Cette création singulière, qui raconte les tourments d'une troupe de comédiens, a été suggérée à Diaghilev, fondateur des Ballets russes, par le dandy Jean Cocteau qui va en écrire le scénario. Le rideau de scène et les costumes vont porter la signature déjà prestigieuse de Picasso ! La musique est l'oeuvre d'Éric Satie.

Parade va révolutionner les arts, pas seulement la chorégraphie mais aussi la peinture, la musique, la poésie et la littérature. Il va engendrer aussi le surréalisme.

Le mot lui-même apparaît pour la première fois dans le texte que le poète Guillaume Apollinaire consacre à Parade. Il voit dans les décors et les costumes conçus par Picasso comme dans la chorégraphie de Messine une « sorte de surréalisme ».

Le mot reviendra quelques semaines plus tard, le 24 juin 1917, à l'occasion de la première représentation des Mamelles de Tirésias, une pièce écrite par le même Apollinaire et sous-titrée « drame surréaliste en deux actes et un prologue ». Le poète, de nationalité russe, s'était engagé dans la Légion étrangère dès le 5 décembre 1914. Il avait été gravement blessé à la tête par un éclat de shrapnel dans une tranchée, le 17 mars 1916, alors qu'il lisait le Mercure de France ! Réformé, il avait eu le loisir de reprendre ses travaux d'écriture et c'est ainsi qu'il avait inventé le surréalisme...

Pablo Picasso, rideau pour le ballet Parade, 1917, Paris, Centre Pompidou (DR)

 

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17 mai 1944 :
Bataille du Mont Cassin
Le 17 mai 1944, à la bataille du Mont Cassin, entre Naples et Rome, les Marocains du général Juin brisent la résistance des armées allemandes et permettent aux Alliés de poursuivre leur progression en Italie. C'est l'un des principaux faits de gloire de la France Libre pendant la Seconde Guerre mondiale.

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16 mai 1932 :
Incendie du « Georges Philippar »
Dans la nuit du 15 au 16 mai 1932, un incendie se déclare à bord du paquebot « Georges Philippar » alors qu'il vogue au large de Djibouti, en provenance de la Chine et en direction de Marseille. Plusieurs navires se précipitent vers le lieu du sinistre.

Malgré cela, 67 passagers périssent, asphyxiés dans leur cabine ou noyés. Parmi eux, le grand reporter Albert Londres (48 ans), qui revenait d'une longue enquête sur les trafics d'armes et d'opium en Chine...

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© Jean Marie Petyt