Associations Amies

Cette page a pour but d'informer et de faire connaitre les associations d'anciens combattants ou de mémoire amies de notre UDCR.

Mise à jour le 17 Décembre 2018

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Les anciens du Génie perpétuent la mémoire
L’Amicale des anciens du Génie des Deux-Sèvres, s’est réunis au mémorial de Mazières-En-Gâtine, le samedi 8 décembre, en présence du président de l’Amicale, Pierre Robin, et Bernard Audusseau, président de l’Uunion départementale des associations d’anciens combattants et victimes de guerre, pour le traditionnel repas de Sainte-Barbe au restaurant du Lavoir à Mazières-En-Gâtine.
La fédération nationale du Génie, est une des plus anciennes associations d’anciens sapeurs, qui se sont créées il y a plus d’un siècle, mais ce n’est après la seconde guerre mondiale que, sous l’impulsion du commandement, ces associations, dans le génie comme dans plusieurs autres armes, se sont regroupées au sein des fédérations. Le 12 juillet 1947, le général Pinson, directeur central du Génie, présidait à la naissance de la « Fédération nationale des amicales d’anciens des corps de sapeurs mineurs et des formations de l’arme du génie ». L’Amicale a été créée en 1989, par le lieutenant-colonel Rivière, dans le but de développer l’esprit de corps et de solidarité et de perpétuer des liens d’entraide.
Pierre Robin, président de l’Amicale depuis 2014, précise : « Chaque année nous changeons de lieu pour fêter Sainte-Barbe, et cette année nous avons souhaité faire connaître à tous les adhérents le mémorial des Deux-Sèvres, à Mazières-en-Gâtine. Dans l’amicale, nous accueillons les anciens du Genie, les transmetteurs, par l’armé des transmissions créée à partir des unités de sapeurs télégraphistes en 1942. Les sapeurs étaient présents en Indochine et en Algérie, et le sont toujours dans les opérations extérieurs actuelles, sachant que quatre sapeurs des Deux-Sèvres sont morts en Indochine trois sapeurs en Afrique du Sud 
Une remise de médailles du mérite de la fédération nationale du Genie-FNG a été remis par Pierre Robin à Jean-René Chapeau, médaillé première classe, Christian Pelaguin, médaillé du mérite 3e classe et Yannick Decou, sapeur d’honneur, transmission d’origine.

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Hommage au résistant Rémy Jouannet

Une plaque mémorielle est posée là où vécut Rémy Jouannet, parce que « c’est ici qu’il vécut, porteur des valeurs de la République, nées de la révolution de 1789 ». 
© Photo NR

ADIRP 79

Samedi dernier, c’est au numéro 9 de la rue de Ponthioux qu’a été apposée « une trace » en hommage à Rémy Jouannet, résistant né à Juillé, militant de la paix, de la justice sociale… ainsi qu’à son fils Paul et sa famille. Cette cérémonie mémorielle, qui exauce le vœu d’un certain Charles Mousson en 1999, s’est déroulée à l’issue d’un rassemblement devant le monument aux morts d’Aulnay-de-Saintonge (Charente-Maritime), en présence d’une nombreuse assemblée représentative de la population civile et militaire, d’élus de tous rangs et de responsables associatifs dont Pierre Duteau, dernière mémoire vivante de l’époque et Christian Le Guet, président de l’Adirp 79 (*) qui a particulièrement salué « ce compagnon de lutte ».
« Ce jeune homme de 21 ans, réfractaire au STO (service du travail obligatoire), subira le calvaire de la déportation, construite par les nazis, élus “ démocratiquement ”. A quelques kilomètres de là, à Sompt, neuf jours avant, le 31 janvier 1944, une jeune fille de 14 ans, Ida Grinspan, était arrêtée par la police française, puis déportée à Auschwitz. Son crime ? Être née de parents juifs ! Tous deux seront déportés… » dévoile son témoignage.
« Nous retissons le lien entre la grande Histoire et notre histoire locale. Car derrière chaque nom inscrit, il y a un être, une vie, une famille », ajoute la conseillère régionale Nathalie Lanzi, se référant aussi à l’assassinat du visionnaire pacifiste Jean-Jaurès.
Résistant FFI et réfractaire STO

Rémy Jouannet (1923-1998), résistant FFI et réfractaire au STO, est arrêté le 9 février 1944 par les Allemands à Aulnay, suite à des faits de résistance en Charente-Maritime. Il est emmené par la Feldgendarmerie à Saint-Georges-de-Didonne. Il s’évade le 12 février afin de rejoindre l’équipe chargée de recevoir les armes à Aulnay-de-Saintonge où, le 17 mars 1944, il est arrêté par la Gestapo.
Emprisonné à La Rochelle, le 6 juin 1944, il est déporté à Stettin, à 34 km de Dantzig (Gdansk), puis à Vogelsang. Libéré le 27 avril par l’armée de l’URSS, il est rapatrié le 21 mai 1945 après onze mois de déportation qui lui laisseront seize infirmités reconnues par l’autorité militaire. Tout le restant de sa vie, il en a subi des séquelles physiques.
Après la pose de la plaque et le dépôt des gerbes, et avant de poursuivre la réunion à la salle communale, les drapeaux se sont relevés le temps d’un « Chant des partisans » interprété par Aline Renaudin, accompagnée par les instruments de Stéphanie et Elisabeth.
(*) Adirp 79 : Association des déportés internés résistants et patriotes des Deux-Sèvres.

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Des collégiens primés par la Fondation De-Lattre

Hier, dans les salons de la préfecture, les collégiens du département ayant obtenu la note la plus élevée à l’épreuve d’histoire-géographie au brevet ont été récompensés par les officiels.

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Hier, quinze collégiens du département ayant obtenu les meilleures notes en histoire au brevet ont été distingués dans les salons de la préfecture à Niort.

Ils sont venus de tout le département. Accompagnés de leurs parents, quinze jeunes ont reçu hier, dans les salons de la préfecture, le prix d’histoire de la fondation Maréchal-De-Lattre-de-Tassigny. Présidée par Didier Doré, le secrétaire général de la préfecture des Deux-Sèvres, la cérémonie visait à honorer les collégiens en classe de 3e qui se sont distingués à l’épreuve d’histoire-géographie au brevet, en obtenant la note maximale : 50/50.
Valoriser la jeunesse

Dans son allocution, Didier Doré a rappelé « l’importance de la vigilance de la transmission », sans manquer de féliciter élèves et enseignants. « On stigmatise toujours la jeunesse et on ne parle jamais de ce qui est bien. Là, c’est une occasion de valoriser le travail de ces bons élèves », soulignait le lieutenant-colonel Bernard Fontaine, président départemental de la fondation. En présence de nombreux officiels, représentants académiques et membres d’associations patriotiques, les quinze lauréats ont chacun reçu leur récompense : un livre sur la Première Guerre mondiale intitulé « Mourir le 11 le novembre, c’est mourir deux fois », en présence de son auteur, le général Alain Fauveau. Des prix spéciaux – des livres sur la Première Guerre – ont également été attribués à cinq des lauréats : deux prix du Conseil départemental, deux du Souvenir français et un prix de la préfecture remis à la plus jeune des lauréats : Loane Bonnet.

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Le Souvenir français mobilise

Le congrès départemental du Souvenir français s’est déroulé récemment à Coulon. Le colonel Philippe Jaubert a passé en revue et a décortiqué les mécanismes et le fonctionnement de cette entité nationale reconnue. Le Souvenir français participe à l’œuvre de la mémoire et commémore les événements qui ont marqué notre histoire et ceux qui ont donné leur vie à la patrie.
Premier constat, le nombre des adhérents du département est en constante augmentation. Parmi les missions, outre les commémorations, la transmission du message de mémoire aux jeunes générations. Parmi les actions ciblées en direction des jeunes, les dotations scolaires, des voyages très ciblés sur des sites phares, comme les plages du Débarquement en Normandie.
Au cours de ces travaux, il a été beaucoup question de la vie des divers comités, notamment de ce que l’on pourrait appeler une fusion ou création du comité Niort - Marais poitevin dont le nouveau président n’est autre que le néo Coulonnais Robert Grémond.
De nombreuses personnalités ont pris la parole. Guillaume Chiche, député, a fait part de son « émotion pour ceux qui ont sacrifié de leur vie pour la nation ». Mme Savarit, représentante du préfet : « Votre mission va au-delà du monde combattant. » Tour à tour, se sont exprimés Gilbert Favreau, président départemental, le général Guillotin, commandant de l’Ensoa, le colonel Chateau, patron de la gendarmerie, le colonel Gouezec, patron des sapeurs-pompiers (Sdis), le colonel Hadj, représentant le ministre.

 

Résistance en Deux-Sèvres

TOURTENAY

 

Les descendants de la famille Touret ont inauguré le pupitre situé au lieu-dit Le Moulin à Eau, à quelques encablures de l’ancienne ferme familiale.

A la frontière des Deux-Sèvres, du Maine-et-Loire et de la Vienne, Tourtenay s’est illustrée en 1940. Des pupitres le rappellent désormais.

Entre émotion, recueillement et admiration. Ce samedi après-midi, alors que les Journées du patrimoine valorisaient les territoires, Tourtenay se replongeait dans son passé, à une époque bien sombre. Ce petit bourg d’une grosse centaine d’âmes aujourd’hui, qui en comptait plus du double en 1940, s’est trouvé être l’une des plaques tournantes de la Résistance de l’Ouest de la France, dès ses premiers balbutiements.
C’est en souvenir du courage de ces hommes et ces femmes qu’ont été inaugurés des pupitres pédagogiques et informatifs sur les zones-clé des actes de résistance, par le Conservatoire de la Résistance et de la Déportation des Deux-Sèvres, devant un parterre d’élus, d’anciens combattants et de curieux.
Au Moulin à Eau

Dans une ambiance solennelle, marquée par Le chant des Partisans, la sonnerie aux morts, suivie de La Marseillaise, des lycéens, anciens collégiens de Marie-de-la-Tour-d’Auvergne de Thouars primés lors de leur participation au concours national de la Résistance et de la Déportation (lire ci-dessous), ont lu des textes écrits par les résistants Germaine Tillion et Stéphane Essel, ou le serment des déportés de Buchenwald qui se faisaient la promesse de perpétuer la mémoire.
Mais il était bon, également, de rappeler les faits d’époque, ce dont s’est chargée Virginie Daudin, directrice du Centre Régional « Résistance et Liberté ».
Près du lieu-dit du Moulin à eau, où a été inauguré le premier pupitre, la famille Touret, qui possédait la ferme voisine, a récupéré, entre août et novembre 1941, le matériel de transmission parachuté à proximité, et l’a caché, avant qu’il ne trouve sa destination finale, pour alimenter le premier réseau de renseignements de la France Libre : la Confrérie Notre-Dame. Celui-ci sera démantelé début 1942, après l’arrestation des responsables.
La famille Touret échappera miraculeusement, pour la plupart de ses membres, à l’arrestation.
Et à La Petite CampagneUn peu plus loin, au lieu-dit La Petite Champagne, la deuxième stèle a été inaugurée, érigée celle-là en hommage aux actions de la famille Pichot. En contrebas de la butte sur laquelle s’est construit le village, deux parachutages de 3,5 tonnes de matériel militaire émanant du mouvement Organisation civile et militaire ont été effectués durant l’été, avant qu’il ne soit caché dans la cave troglodytique familiale.
Malheureusement, le 9 juillet de cette même année, onze membres de la famille ont été arrêtés, les amenant à côtoyer l’enfer. Pour la liberté.

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© Jean Marie Petyt