Associations Amies

Cette page a pour but d'informer et de faire connaitre les associations d'anciens combattants ou de mémoire amies de notre UDCR.

Mise à jour le 22 juillet 2019

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La journée nationale à la mémoire des victimes des crimes racistes et antisémites était l’occasion hier d’insister sur la nécessaire lutte contre ces fléaux.

 
Derrière le micro, Côme, Gabin, Yaacoub et Sérob, se préparent.
Les quatre garçons de onze élus au conseil municipal de Niort vont prendre la parole ce dimanche matin, à l’occasion de la cérémonie sur la place des Martyrs-de-la-Résistance. Devant un parterre d’élus, municipaux, départementaux et régionaux, face au sous-préfet Stéphane Sinagoga, ou au député Guillaume Chiche, ils vont lire un texte un peu difficile de Rudolf Franz. 
« A la première lecture nous n’avons pas tout compris », témoignent-ils, conscients toutefois de la portée des messages qu’ils vont transmettre. De la douleur des faits de ceux qui ont vécu les drames qu’ils évoquent. « Nous les avons préparés à la compréhension de ce texte un peu compliqué pour leur âge, à en parler en famille. Même si la Seconde Guerre mondiale est au programme de CM2, ils n’abordent pas forcément les thèmes de la déportation et des camps de concentration. »
“ Une blessure qui ne cicatrisera jamais ”Au micro, leur voix ne tremble pas. Et lorsqu’ils accompagnent un peu plus tard Jacques Bachmann, représentant de la communauté juive niortaise, ou Jane Debenest, figure départementale notamment de l’Association des déportés internés, résistants et patriotes, les quatre garçons gardent le même sérieux, respectant autant les personnalités présentes que les discours entendus. 
Celui du sous-préfet transmettait les mots de Geneviève Darrieussecq, secrétaire d’État auprès de la ministre des Armées. « La rafle des 16 et 17 juillet 1942 est une blessure qui ne cicatrisera jamais. Les cris des enfants séparés de leurs parents sont loin, mais nous les entendons toujours. Les larmes des familles déchirées se sont éloignées mais elles nous émeuvent encore. La tragédie du Vel d’Hiv demeure une plaie vive dans nos mémoires. Assurément, elle est une blessure à l’âme de la France. »
Dans les propos de Jacques Bachmann, représentant de la communauté juive niortaise, l’horreur des jours sombres autour de la rafle du Vel d’Hiv est apparue encore plus marquante : « Des familles terrorisées… Une agonie sans fin… » pour définir ces crimes abjects indélébiles.
« Plus jamais ça » devait-il répéter à plusieurs reprises. Une formule choc pour appeler à la vigilance de tous et de la Nation : « Les mots ne suffisent plus car depuis quelques mois la résurgence de l’antisémitisme fait craindre le pire. » Et d’énumérer faits divers ou multiplication des propos insupportables sur les réseaux sociaux, pour inciter à une indispensable réaction. « Plus jamais ça ! »

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© Jean Marie Petyt