Associations Amies

Cette page a pour but d'informer et de faire connaitre les associations d'anciens combattants ou de mémoire amies de notre UDCR.

********************.

Le Souvenir français mobilise

Le congrès départemental du Souvenir français s’est déroulé récemment à Coulon. Le colonel Philippe Jaubert a passé en revue et a décortiqué les mécanismes et le fonctionnement de cette entité nationale reconnue. Le Souvenir français participe à l’œuvre de la mémoire et commémore les événements qui ont marqué notre histoire et ceux qui ont donné leur vie à la patrie.
Premier constat, le nombre des adhérents du département est en constante augmentation. Parmi les missions, outre les commémorations, la transmission du message de mémoire aux jeunes générations. Parmi les actions ciblées en direction des jeunes, les dotations scolaires, des voyages très ciblés sur des sites phares, comme les plages du Débarquement en Normandie.
Au cours de ces travaux, il a été beaucoup question de la vie des divers comités, notamment de ce que l’on pourrait appeler une fusion ou création du comité Niort - Marais poitevin dont le nouveau président n’est autre que le néo Coulonnais Robert Grémond.
De nombreuses personnalités ont pris la parole. Guillaume Chiche, député, a fait part de son « émotion pour ceux qui ont sacrifié de leur vie pour la nation ». Mme Savarit, représentante du préfet : « Votre mission va au-delà du monde combattant. » Tour à tour, se sont exprimés Gilbert Favreau, président départemental, le général Guillotin, commandant de l’Ensoa, le colonel Chateau, patron de la gendarmerie, le colonel Gouezec, patron des sapeurs-pompiers (Sdis), le colonel Hadj, représentant le ministre.

 

Le jeune Nathan, âgé de 13 ans, symbole de la nouvelle vague des porte-drapeau. 
© Photo NR

************************

Résistance en Deux-Sèvres

TOURTENAY

 

Les descendants de la famille Touret ont inauguré le pupitre situé au lieu-dit Le Moulin à Eau, à quelques encablures de l’ancienne ferme familiale.

A la frontière des Deux-Sèvres, du Maine-et-Loire et de la Vienne, Tourtenay s’est illustrée en 1940. Des pupitres le rappellent désormais.

Entre émotion, recueillement et admiration. Ce samedi après-midi, alors que les Journées du patrimoine valorisaient les territoires, Tourtenay se replongeait dans son passé, à une époque bien sombre. Ce petit bourg d’une grosse centaine d’âmes aujourd’hui, qui en comptait plus du double en 1940, s’est trouvé être l’une des plaques tournantes de la Résistance de l’Ouest de la France, dès ses premiers balbutiements.
C’est en souvenir du courage de ces hommes et ces femmes qu’ont été inaugurés des pupitres pédagogiques et informatifs sur les zones-clé des actes de résistance, par le Conservatoire de la Résistance et de la Déportation des Deux-Sèvres, devant un parterre d’élus, d’anciens combattants et de curieux.
Au Moulin à Eau

Dans une ambiance solennelle, marquée par Le chant des Partisans, la sonnerie aux morts, suivie de La Marseillaise, des lycéens, anciens collégiens de Marie-de-la-Tour-d’Auvergne de Thouars primés lors de leur participation au concours national de la Résistance et de la Déportation (lire ci-dessous), ont lu des textes écrits par les résistants Germaine Tillion et Stéphane Essel, ou le serment des déportés de Buchenwald qui se faisaient la promesse de perpétuer la mémoire.
Mais il était bon, également, de rappeler les faits d’époque, ce dont s’est chargée Virginie Daudin, directrice du Centre Régional « Résistance et Liberté ».
Près du lieu-dit du Moulin à eau, où a été inauguré le premier pupitre, la famille Touret, qui possédait la ferme voisine, a récupéré, entre août et novembre 1941, le matériel de transmission parachuté à proximité, et l’a caché, avant qu’il ne trouve sa destination finale, pour alimenter le premier réseau de renseignements de la France Libre : la Confrérie Notre-Dame. Celui-ci sera démantelé début 1942, après l’arrestation des responsables.
La famille Touret échappera miraculeusement, pour la plupart de ses membres, à l’arrestation.
Et à La Petite CampagneUn peu plus loin, au lieu-dit La Petite Champagne, la deuxième stèle a été inaugurée, érigée celle-là en hommage aux actions de la famille Pichot. En contrebas de la butte sur laquelle s’est construit le village, deux parachutages de 3,5 tonnes de matériel militaire émanant du mouvement Organisation civile et militaire ont été effectués durant l’été, avant qu’il ne soit caché dans la cave troglodytique familiale.
Malheureusement, le 9 juillet de cette même année, onze membres de la famille ont été arrêtés, les amenant à côtoyer l’enfer. Pour la liberté.

*****************

 

Version imprimableVersion imprimable | Plan du site
© Jean Marie Petyt