Associations Amies

 

 

Jacques Seguin le passeur de mémoire

Historien et figure du monde des anciens combattants, le Niortais était obsédé par l’idée de rendre vivante la mémoire des conflits auprès des jeunes.

Le Niortais Jacques Seguin est décédé hier à La Rochelle. Cette figure du monde des anciens combattants, colonel de réserve, professeur d’histoire-géographie, auditeur à l’Institut des hautes études de la Défense nationale, a consacré sa vie à relayer une histoire vivante, ancrée dans le présent.
Quand ce Parisien d’origine, instituteur à ses débuts, quitte le collège Fontanes à Niort en 2007, c’est un pilier de l’établissement qui s’en va. Non seulement il y a enseigné plus d’un quart de siècle, mais il a emmené les élèves sur les grands lieux qui ont fait l’Histoire, comme les plages du Débarquement, où il leur en a fait rencontrer ses acteurs, comme le Niortais Maurice Sauvé, parachuté la veille du jour J.
Comment enseigner l’histoire en se nourrissant des témoignages de ceux qui l’ont vécue ? Autour de cette question centrale pour lui, Jacques Seguin, en 2002, avait participé à un grand événement au Futuroscope au côté de l’historien Benjamin Stora, spécialiste de l’Algérie.
“ Il n’arrêtait jamais ”Jacques Seguin était le secrétaire général de l’Udac (Union départementale des associations de combattants et de victimes de guerre), président de l’amicale des porte-drapeaux des Deux-Sèvres, secrétaire de l’Adif 79 (Association des déportés ; internés et familles de disparus). Il était également très impliqué à la Fédération des médaillés de la jeunesse et des sports. Pas pour le plaisir de collectionner les titres : « Il se donnait à 100 % pour chaque association. Il était généreux de lui-même et de son temps : il n’arrêtait jamais, il était toujours là quand l’un de nous avait un problème. Il a livré beaucoup de combats », témoigne Jane Debenest, figure de la lutte pour maintenir la mémoire de la Résistance et de la déportation. Ensemble, Jane Debenest et Jacques Seguin avaient notamment travaillé à une grande exposition sur Nuremberg.
“ Profonde tristesse ”Hier après-midi, la préfète des Deux-Sèvres, Isabelle David, a fait part « de sa profonde tristesse », saluant « l’implication et la disponibilité remarquable » de Jacques Seguin : « Il a contribué avec force et dynamisme à promouvoir l’esprit de défense, le devoir de mémoire et de citoyenneté auprès des jeunes du département. »
« Jacques Seguin, ce n’était pas la mémoire pour la mémoire. C’était la mémoire pour le futur », résume Jane Debenest. Pour preuve, cette déclaration, l’hiver dernier, où Jacques Seguin, au nom de l’ADIF 79 exprimait sa « profonde inquiétude devant la montée rapide et violente des idéologies fascistes et nazies en Europe, notamment en France, qui se nourrissent des incertitudes et du mal-être qui caractérisent notre temps. »

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Cette page a pour but d'informer et de faire connaitre les associations d'anciens combattants ou de mémoire amies de notre UDCR.

Mise à jour le 22 juillet 2019

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J'ai l'immense peine de vous annoncer le DC brutal de Jacques Seguin, Secrétaire général de l'UDAC.

C'est une grande perte pour le monde combattant.

Jacques était impliqué et avait des responsabilités dans bon nombre d'associations.

L'UDCR présente ses plus sincères condoléances à sa fille ainsi qu'à toute sa famille.

(ci contre la dernière photo le 8 mai dernier à Niort)

On dit que personne n'est irremplaçable,avec le DC de Jacques cela reste à prouver.

JMP

Pdt UDCR 79

                                  Vice Pdt UDAC

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La journée nationale à la mémoire des victimes des crimes racistes et antisémites était l’occasion hier d’insister sur la nécessaire lutte contre ces fléaux.

 
Derrière le micro, Côme, Gabin, Yaacoub et Sérob, se préparent.
Les quatre garçons de onze élus au conseil municipal de Niort vont prendre la parole ce dimanche matin, à l’occasion de la cérémonie sur la place des Martyrs-de-la-Résistance. Devant un parterre d’élus, municipaux, départementaux et régionaux, face au sous-préfet Stéphane Sinagoga, ou au député Guillaume Chiche, ils vont lire un texte un peu difficile de Rudolf Franz. 
« A la première lecture nous n’avons pas tout compris », témoignent-ils, conscients toutefois de la portée des messages qu’ils vont transmettre. De la douleur des faits de ceux qui ont vécu les drames qu’ils évoquent. « Nous les avons préparés à la compréhension de ce texte un peu compliqué pour leur âge, à en parler en famille. Même si la Seconde Guerre mondiale est au programme de CM2, ils n’abordent pas forcément les thèmes de la déportation et des camps de concentration. »
“ Une blessure qui ne cicatrisera jamais ”Au micro, leur voix ne tremble pas. Et lorsqu’ils accompagnent un peu plus tard Jacques Bachmann, représentant de la communauté juive niortaise, ou Jane Debenest, figure départementale notamment de l’Association des déportés internés, résistants et patriotes, les quatre garçons gardent le même sérieux, respectant autant les personnalités présentes que les discours entendus. 
Celui du sous-préfet transmettait les mots de Geneviève Darrieussecq, secrétaire d’État auprès de la ministre des Armées. « La rafle des 16 et 17 juillet 1942 est une blessure qui ne cicatrisera jamais. Les cris des enfants séparés de leurs parents sont loin, mais nous les entendons toujours. Les larmes des familles déchirées se sont éloignées mais elles nous émeuvent encore. La tragédie du Vel d’Hiv demeure une plaie vive dans nos mémoires. Assurément, elle est une blessure à l’âme de la France. »
Dans les propos de Jacques Bachmann, représentant de la communauté juive niortaise, l’horreur des jours sombres autour de la rafle du Vel d’Hiv est apparue encore plus marquante : « Des familles terrorisées… Une agonie sans fin… » pour définir ces crimes abjects indélébiles.
« Plus jamais ça » devait-il répéter à plusieurs reprises. Une formule choc pour appeler à la vigilance de tous et de la Nation : « Les mots ne suffisent plus car depuis quelques mois la résurgence de l’antisémitisme fait craindre le pire. » Et d’énumérer faits divers ou multiplication des propos insupportables sur les réseaux sociaux, pour inciter à une indispensable réaction. « Plus jamais ça ! »

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