EDITO

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31 Décembre 2018

A toutes et à tous, l'UDCR des Deux-Sèvres vous présente ses meilleurs voeux de bonne et heureuse année 2019

Que cette année nouvelle vous apporte joie et santé avec l'espoir d'un monde meilleur au service des plus démunis

Ayons une pensée pour nos soldats en OPEX ainsi qu'en mission "sentinelle".

Souhaitons longue vie à notre site, de plus en plus consulté, avec 9.981 visites en 2018.

Avec toutes mes amitiés

JMP

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Gilets jaunes - Le général Pierre de Villiers : « Il faut aussi aimer les gens qu'on commande »

L'ex-chef d'état-major des armées publie « Qu'est-ce qu'un chef ? » (Fayard). Et analyse la gestion de la crise des Gilets jaunes par Emmanuel Macron.

Le Point : Des Gilets jaunes ont demandé qu'Emmanuel Macronvous nomme à Matignon. Qu'en avez-vous pensé ?

Pierre de Villiers : Je suis un soldat et le resterai. Je ne suis pas un homme politique. J'ai du respect pour eux, mais ce n'est pas mon métier. J'ai passé beaucoup de temps avec eux au cours des dix dernières années à leurs côtés, au sommet de l'État. Ce n'est pas ma volonté de les rejoindre. Nous vivons un changement d'époque auquel je veux participer, à partir de ce que j'ai appris et de ce que je vois et entends dans les séances de dédicace. Pour ne rien vous cacher, mon livre* s'inspire de ce que j'y ai entendu, à travers la France.

En tirez-vous une grille d'analyse de ce qui se passe dans notre pays depuis un mois ?

Je ne prétends pas avoir vu des Gilets jaunes dans mes songes, mais j'ai senti monter ce mouvement, grandir cette colère.

Le fossé s'accroît entre ceux qui dirigent et ceux qui exécutent. C'est visible partout : dans les entreprises, les associations, le sport.

On assiste à une déshumanisation, à une organisation par l'homme de sa propre éviction. D'où l'importance d'évoquer le rôle du chef : nous vivons une crise de l'autorité. Laquelle ne consiste pas à donner des ordres, mais à mettre en ordre. Le recours aux corps intermédiaires, la subsidiarité sont indispensables, tout comme l'échange en confiance entre le sommet et la base, l'obéissance active ou d'amitié. Alors, l'adhésion l'emporte sur la contrainte.

L'autorité, qu'il ne faut pas confondre avec l'autoritarisme, fait jaillir l'initiative, l'imagination, la responsabilité et l'action. Il faut aussi aimer les gens qu'on commande, qui nous le rendent bien généralement. C'est la clé de toute autorité, on devrait plus l'apprendre dans nos écoles de formation des élites. Quand j'étais élève à Saint-Cyr, je courais vite et me trouvais souvent en tête du groupe. J'étais ce que l'on appelle dans l'armée un chameau coureur. Mais mon chef m'a demandé de me placer derrière les autres, pour porter le sac de ceux qui avaient plus de mal. J'ai un peu râlé, puis j'ai découvert que les plus lents étaient meilleurs que moi pour démonter les armes ou manier des explosifs. Chacun peut aider l'autre.

Cette autorité hiérarchique ne concerne pas l'organisation sociale du pays. Les citoyens, par exemple, n'obéissent pas à l'exécutif…

Dans un système organisé, si on veut que ça marche, il faut quand même quelqu'un qui décide et quelqu'un qui applique les décisions. Dans un fonctionnement démocratique, les citoyens choisissent librement leurs élus, qui exercent ensuite leurs responsabilités.

Je comprends très bien que vous vous intéressiez à la politique. Mais mon livre est plus large, il évoque tous ces hommes de pouvoir qui ne sont pas des hommes de responsabilité. Peut-être cherchent-ils trop les honneurs et pas assez l'honneur de diriger. L'autorité, c'est un service. Aujourd'hui, la performance valorisée est d'abord économique et financière. Sauf qu'on en oublie le cœur de la responsabilité : les hommes et les femmes.

Quand vient la crise, que doit faire le chef ? Reconnaître ses erreurs, changer de stratégie ?

Dans la crise, le chef doit être un absorbeur d'inquiétude et un diffuseur de confiance.

Plus la crise est intense, plus il doit rester calme. En tant que chef d'état-major des armées, j'ai connu bien des crises. Je prenais toujours le temps de réfléchir avant de décider.

Le vrai danger, c'est alors de penser en tacticien, pas en stratège. De ne pas voir derrière la crête ou le jour d'après. L'autre danger, c'est la crise permanente, avec des gens surexcités qui travaillent quatorze heures par jour et un chef qui reste en première ligne, sans recul. Le chef doit également avoir l'humilité de comprendre que les gens doivent pouvoir décider sans lui.

Comment faire quand le lien est rompu et que la confiance a disparu ?

C'est toute l'idée de mon livre. Et dans le temps présent, on voit bien qu'il y a urgence.

On ne peut rien faire si on ne prépare pas les conséquences d'une décision sur les hommes et les femmes concernés. C'est la clé : la personne doit être au centre. On répond ainsi au sentiment qu'ont les gens de ne pas être considérés, d'être ignorés. C'est du sommet que doit partir le signal, et le chef doit écouter, entendre et comprendre. Ce que nous, militaires, appelons « faire l'aperçu ». L'humanité dont le chef doit faire preuve ne peut se dissocier de la fermeté. Les scènes de violence qu'on a vues à Paris et dans certaines villes de France ces dernières semaines sont inacceptables. N'oubliez pas que, dans l'histoire de France, ça s'est mal terminé quand les dirigeants ont sorti les plus fragiles et les plus petits de leurs préoccupations. Quand quelqu'un me regarde, me respecte et me dit la vérité, j'ai confiance. De son côté, le chef doit être capable de s'entendre dire la vérité.

La ministre des Armées, Florence Parly, a dit que, pour financer les mesures annoncées par le président, elle n'excluait pas une réduction du budget militaire. Qu'en pensez-vous ?

J'attends de voir. Le premier point clé de la loi de programmation militaire 2019-2025 est l'exécution du budget de 2018. Il manque 400 millions d'euros. Qu'en sera-t-il entre 2019 et 2022, années durant lesquelles le budget doit augmenter de 1,7 milliard d'euros par an ? Pour les trois années suivantes, après le quinquennat actuel, la croissance annuelle doit être de 3 milliards. Qu'en sera-t-il ?

La plus grande transformation de l'État, celle des armées, peut-elle inspirer les autres réformes ?

J'ai vécu une profonde réforme des armées, qui ont perdu le quart de leurs personnels

(50 000) en huit ans. Le summum étant atteint avec les attentats, qui nous ont contraints à déployer 10 000 hommes dans les rues, tout en continuant les opérations extérieures.

On a tout donné. Les armées ne sont pas un modèle, mais un laboratoire. Il est possible de faire vivre ensemble des gens totalement différents, y compris au plan religieux. Il ne faut pas seulement de l'organisation et de l'intelligence pour réussir. Il faut aussi de la passion, du cœur.

L'actuel refus de l'autorité, très net dans le mouvement des Gilets jaunes, ne dissimule-t-il pas une demande d'autoritarisme consenti ?

Peut-être payons-nous les dernières séquelles de Mai 68 et du slogan « Il est interdit d'interdire ». Je vois bien que la jeunesse demande de la discipline et de l'engagement.

En arrivant dans les armées, les jeunes gens ont parfois du mal à se lever le matin, puis y parviennent. Ils apprennent que la personne vaut pour ce qu'elle est et par ce qu'elle apporte au groupe. Il manque quelque chose à la formation de nos élites : apprendre à s'occuper des autres ! Au lieu de ne pratiquer parfois que le tout-à-l'ego. La sagesse, c'est le respect des autres. L'agressivité et la causticité n'ont pas leur place dans le monde actuel. L'attaque et la riposte coup pour coup, non plus. La vraie richesse est chez les autres. 

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NON - NON eh NON

L'Union départementale des Combattants Républicains des Deux Sèvres n'accepte pas que des individus asociaux s'en prennent à l'Arc de Triomphe,  au Tombeau du Soldat inconnu et à la flamme qui symbolise l'hommage que nous rendons à tous ceux qui ont donné leur vie pour qu'aujourd'hui nous puissions vivre dans un pays libre.

Il est inadmissible que ces symboles aient été profanés, salis et pîllés par une bande de voyous soi-disant "gilets jaunes": même en 1940, les nazis n'avaient osé pareil forfait.

L'UDCR 79 déplore qu'une telle ignominie ait pu avoir lieu et demande instamment que des mesures soient prises afin que cela ne se reproduise plus jamais et que ces auteurs soient punis avec rigueur . Pas de circonstances atténuantes pour ces bandits.

JMP - Président UDCR 79

 

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© Jean Marie Petyt