A L'HONNEUR

Cette page est réservée  pour relater les actes de courage et de dévouement de personnes ayant risqué leur vie pour en secourir d'autres.

Elle pourrait également relater les beaux gestes de notre Jeunesse, gestes trop souvent oubliés dans les médias, ou un fait divers sortant de l'ordinaire et méritant d'être conté.

Mise à jour le 27 Août 2018

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Var : à 13 ans, il sauve deux personnes de la noyade grâce à son paddle.

Malgré son jeune âge, Bastien a sauvé deux hommes qui étaient en train de se noyer dans la mer Méditerranée, près de La Croix-Valmer (Var).

"On est toujours fier de ses enfants, mais là on l'est d'autant plus", assure Nathalie, la mère de Bastien, 13 ans, habitant près de Lyon. Mardi 21 août, le jeune homme a sauvé deux hommes de la noyade en mer, à La Croix-Valmer, dans le Var, note RTL.

Posté debout sur son paddle qu'il avait eu à Noël, l'adolescent vogue sur la mer Méditerranée mardi matin, profitant de ses vacances en famille. À un moment, il aperçoit un homme qui lui fait de grands signes et lui dit : "J'ai besoin de ton aide, il y a quelqu'un qui se noie".

Courageux, Bastien rame vers la personne en train de se noyer, qui tentait en fait de se suicider. "Je n'avais pas vu qu'il avait un seau, une corde. Au début, je me suis dit qu'il était en train de regarder les fonds marins", explique Bastien. L'homme avait accroché un sceau rempli de pierres autour de son cou. Malgré ses 13 ans, son mètre 50 et ses 34 kilos, le jeune adolescent arrive à sauver cet homme d'une quarantaine d'années en le hissant sur les rochers. Il est alors à nouveau interpellé par le premier homme, qui a du mal à nager. C'est le deuxième sauvetage de Bastien. L'adolescent arrive au niveau de l'homme et lui permet de s'accrocher à son paddle. Ensemble, ils retournent alors sur le rivage de la plage, sains et saufs. Ces deux actes héroïques ont été salués par la ville de La Croix-Valmer, qui a décerné une médaille à Bastien. L'homme qui se noyait, les pompiers, les gendarmes, les maîtres-nageurs sauveteurs et le SAMU ont aussi tenu à féliciter l'adolescent pour sa bravoure et son héroïsme.

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Un maire demande aux Bleus champions du monde de refuser leur Légion d'honneur

Un élu d'un village de Haute-Saône a adressé un courrier à trois joueurs de l'équipe de France de football pour leur demander de ne pas accepter la prestigieuse récompense, comme le raconte Le Parisien.

Le deuxième sacre mondial des Bleus, décroché le 15 juillet dernier à Moscou face à la Croatie, a plongé tout un pays dans la liesse. Une joie partagée également dans le petit village de Loulan-Verchamp, en Haute-Saône, où le maire Jean-Paul Pretot a lui-même installé une fan zone, chez lui, pour l'occasion.

S'il a donc largement participé à la fête, l'élu est cependant devenu aujourd'hui une voix discordante sur un sujet qui lui tient à coeur, la Légion d'honneur, comme l'explique Le Parisien.
Alors que le centenaire de la fin de la Première Guerre mondiale sera commémoré en novembre prochain, Jean-Paul Pretot incite en effet trois Français champions du monde à un geste qui, selon lui, attirera l'attention sur le fait que de nombreux poilus morts au combat n'ont, eux, jamais été décorés. Dans une lettre adressée à Kylian Mbappé, Benjamin Pavard et Lucas Hernandez, il leur demande de renoncer officiellement à la Légion d'honneur, qui sera remise à l'ensemble des membres du groupe champion du monde.

"Ce renoncement serait en fait en hommage à d'autres jeunes, ceux qui sont morts il y a un siècle sur les champs de bataille de la Première Guerre mondiale", explique-t-il au quotidien, estimant que les trois joueurs auxquels il s'adresse "sont super et plus matures que l'équipe de 1998 [...] Les jeunes leur vouent un culte ! Leur influence est essentielle". Selon lui, "il y aurait un côté indécent à arborer cette médaille quand ces jeunes soldats morts pour la liberté n'ont rien eu".
"Je suis sûr qu'ils vont répondre à ma lettre", déclare l'édile, qui compte bien sur un effet boule de neige pour que sa requête puisse trouver un écho auprès des autres joueurs de l'équipe. Près d'1,5 million de Français sont morts ou ont disparu lors du premier grand conflit mondial entre 1914 et 1918 et 1,9 million ont été blessés. La plupart étaient des hommes âgés de 17 à 45 ans.

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Kevin Emeneya, 28 ans, blessé de guerre : 
«On donne notre vie à la France»

Il y a huit ans, le légionnaire Kevin Emeneya a été gravement blessé à la tête en Afghanistan. Pensionnaire de l'hôpital militaire des Invalides, il reçoit ce samedi le président à l'occasion de la Journée des blessés de l'Armée de terre.

Au milieu de dizaines de photos et de fanions accrochés aux murs, la télé diffuse un débat sur le dernier match de la Coupe du monde. Ce jeudi, avant le coup d'envoi de France-Pérou, le caporal-chef Kevin Emeneya, sourire aux lèvres dans son plus bel uniforme, nous reçoit dans la chambre qu'il occupe à l'Institution nationale des Invalides. Le soldat de 28 ans, grièvement blessé en Afghanistan en 2010, fait partie des 80 pensionnaires qui vivent dans cet hôpital militaire parisien.

Le jeune homme, né au Congo, s'est engagé dès l'âge de 18 ans dans la Légion étrangère, pour « servir la France ». Après plusieurs missions, il est envoyé en Afghanistan, en pleine guerre avec les talibans. Le 2 juillet 2010, un sniper en embuscade l'atteint à la tête alors qu'il est posté à la tourelle d'un véhicule blindé. Le casque n'a pas pu empêcher la balle d'atteindre une artère de son cerveau, et produit un « effet de blast » très puissant, se rappelle-t-il.

Rapatrié en urgence à l'hôpital militaire Percy en banlieue parisienne, Kevin ne doit son salut qu'à l'insistance de sa mère de ne pas le « débrancher ». Après plusieurs années de rééducation dans un service des Invalides, il parvient de nouveau à parler et à bouger la tête, même s'il a perdu l'usage de ses bras et de ses jambes. Ce grand fan de foot porte à la chemise la médaille militaire et la Croix de la valeur militaire, deux insignes qui lui ont été décernés à son retour. « J'en suis très fier », sourit celui qui a aussi été naturalisé français « par le sang versé », selon la formule consacrée.

 On donne notre vie pour la France »

Assis dans son fauteuil roulant, il commande la lumière et la télévision, qu'il laisse le plus souvent allumée, grâce à un bouton au niveau de sa mâchoire. Les cheveux tressés vers l'arrière, il glisse d'une voix calme : « On donne notre vie pour la France, les gens ne doivent pas l'oublier. » Ici, il reçoit régulièrement des visites d'amis ou de sa famille, qui habite à Noisy-le Grand (Seine-Saint-Denis). Il est même resté en lien avec certains anciens camarades du 1er régiment étranger de génie.

Kevin séjourne maintenant à l'hôpital militaire des Invalides. LP/Philippe de Poulpiquet

Punaisés aux murs, les clichés forment une ligne de vie : enfant dans les bras de sa mère, jeune militaire sur le terrain... puis sur des skis adaptés à son handicap en haut des pistes de la petite station savoyarde de Bessans en 2015. Sur une grande photo en noir et blanc qui lui tient particulièrement à cœur, on le voit recevoir la visite de l'animateur télé Denis Brogniart, parrain des blessés de guerre de l'Armée de terre, qu'il a rencontré plusieurs fois.

Une rencontre ce samedi avec Emmanuel Macron

Exceptionnellement ce week-end, Kevin ne rentrera pas chez lui. Lui et les autres pensionnaires reçoivent en effet la visite du président Macron à l'occasion de la Journée nationale des blessés de l'Armée de terre. Ce ne sera pas la première fois qu'il rencontre le chef de l'État. Il était à Percy le jour de l'investiture d'Emmanuel Macron, qui avait dédié sa première sortie aux soldats blessés. « J'ai pu lui raconter un peu mon parcours », se rappelle-t-il, un an après.

Il lui arrive de s'échapper des Invalides, pour assister au match de foot entre le PSG - dont il est un « grand fan » - et le Real Madrid en mars dernier. Début juin, il s'est aussi rendu plusieurs jours à Bourges (Cher) à l'occasion de rencontres sportives organisées pour des militaires blessés. Tir à l'arc, boccia (sorte de pétanque adaptée aux personnes handicapées)... Ces activités physiques lui redonnent goût à la vie et lui font garder espoir. Fidèle à cet optimisme, il lance les paris : « La France va gagner la Coupe du Monde ! »

Kevin Emeneya rencontrera Emmanuel Macron ce samedi. LP/Philippe de Poulpiquet

1000 soldats blessés pris en charge par l'Armée de terre

Fidèle à son appellation de « Grande muette », l'Armée de Terre ne communique que très peu de chiffres sur le nombre de ses soldats blessés. Tout juste sait-on qu'ils sont 1 000 militaires à être suivis en France par la Cellule d'aide aux blessés de l'armée de Terre (CABAT), composée de personnel civil et militaire. Chaque militaire a un référent au sein de cette structure qui les accompagne pendant leurs soins et leur offre du soutien humain, social et juridique.

Parmi ces 1 000 blessés, 300 l'ont été à l'entraînement ou pendant un exercice de service et 700 en opération extérieure (Sahel, Afgahnistan, Centrafrique...) comme Kévin Emeneya. La grande majorité d'eux (plus de 600) sont des blessés psychiques. « Ce sont des souffrances qui peuvent arriver plusieurs années après », explique l'Armée de Terre pour justifier ne pas pouvoir fournir un nombre précis de blessés par an, indiquant juste que ce chiffre est « très variable » d'une année à l'autre.

Selon le Haut Comité d'évaluation de la condition militaire, plus de 600 militaires français ont été blessés par armes à feu ou engins explosifs lors d'opérations extérieures entre 2007 et 2016. Et 2 200 soldats ont été victimes d'un stress post-traumatique sur la même période. « Ceux qui souhaitent rester au sein de l'armée le peuvent, mais la CABAT accompagne aussi ceux qui veulent partir », explique-t-on par ailleurs à l'Armée de terre. Cette structure ne s'occupe des blessés que dans un premier temps. Au bout de huit ans maximum, l'Office national des anciens combattants et victimes de guerre (ONAC) prend le relais pour assurer le suivi et la réinsertion des militaires.

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© Jean Marie Petyt