A L'HONNEUR

Cette page est réservée  pour relater les actes de courage et de dévouement de personnes ayant risqué leur vie pour en secourir d'autres.

Elle pourrait également relater les beaux gestes de notre Jeunesse, gestes trop souvent oubliés dans les médias, ou un fait divers sortant de l'ordinaire et méritant d'être conté.

Mise à jour le 29 Novembre 2018

**********************

Parrainée par Jacques Seguin, Stéphanie Savarit a reçu les Palmes académiques. Félicitations et remerciements pour le travail

accompli avec son équipe au profit des anciens combattants et victimes de guerre.

C’est à Echiré que l’Association départementale des médaillés des Palmes académiques (Amopa) avait choisi de tenir son assemblée générale, samedi dernier. La journée a débuté par une présentation de la commune d’Échiré, avec des vues prises d’un drone, ainsi que de l’école qui accueille pas moins de 327 enfants.
L’association, que préside Catherine Dambrine, a pu montrer son dynamisme. Elle accompagne de nombreuses actions départementales, des chorales aux cadets de la Défense, en passant par le rallye citoyen ou les pupilles de l’Éducation nationale. Elle est aussi partenaire du Fab Lab ENO qui a démarré l’été dernier et est porteuse d’un concours, « Vive les ordres citoyens ! », en association avec le Mérite national et la Légion d’honneur, avec le soutien de la direction académique et en partenariat avec le musée Bernard-d’Agesci, le Fab Lab et un collectionneur de médailles.
L’association s’est dotée d’un site internet (http://amopa79.org) très complet qui se veut complémentaire de son bulletin annuel paru en novembre, lequel fait d’ailleurs la part belle à la commune d’Echiré, de sa laiterie à ses châteaux, en passant par quelques personnalités locales, telles Delphin Debenest, Hélène Kérillis ou encore Henry Ingrand.
En présence du maire d’Echiré, Thierry Devautour et du sénateur Jean-Marie Morisset, trois promus dans l’ordre des Palmes académiques ont été distingués pour leur engagement au service des valeurs de l’éducation : Laetitia Chardavoine, principale adjointe du collège Denfert-Rochereau à Saint-Maixent, présentée par Marie-Claude Parizot ; Stéphanie Savarit, directrice de l’Office des anciens combattants, présentée par Jacques Séguin ; Béatrice Gramond, directrice de centre d’orientation, présentée par Catherine Dambrine.
L’Amopa a ensuite poursuivi sa journée au château de Cherveux dont M. Redien a su faire partager ses trésors.
L’association a renouvelé son bureau, avec Catherine Dambrine à la présidence, secondée par Françoise Prestat-Berthelot et Denis Roussel à la vice-présidence, Georges Pintaud au secrétariat, adjointe Véronique Meslet, Michel Bonnaud à la trésorerie, adjoint Jacques Séguin, et l’arrivée de deux nouveaux administrateurs, Bernard Benoit et Eric Lussant.

***************

La 11e promotion des cadets officiellement installée

<Cinquante-deux collégiens des Deux-Sèvres participent, cette année, au dispositif cadets de la défense. Mercredi, ils ont reçu leur insigne.

Vous êtes cadets, c’est officiel, annonce le général Guilloton après la remise des insignes aux 52 collégiens de la 11e promotion des cadets de la défense, mercredi, à la résidence du général. « Tout ce qu’on fait dans la vie, c’est avant tout de la transmission. Etre cadet, ce sont les premiers pas du jeune citoyen qui s’informe sur le civisme, la société et l’armée. Continuez à vous engager pour votre pays, soit dans l’armée ou les autres corps institutionnels, soit dans le monde associatif ou d’entreprise. Vous montrez votre attachement volontaire à votre pays et je vous remercie de votre engagement », souligne le commandant de l’Ensoa (*) aux jeunes collégiens des établissements des Deux-Sèvres.
Ces derniers sont encadrés par la même équipe de formateurs diplômés d’Etat militaire ou civil depuis onze ans. Lors de 36 mercredis après-midi, filles et garçons travaillent sur l’histoire ou le chant. Ils vont d’ailleurs créer leur propre chant des cadets.
Histoire, sports, chant

Le major Mousnier leur fait également pratiquer dix à quinze sports différents et il les fait réfléchir sur des rubriques éducatives ou un code. « Il y a un thème éducatif dans tout ce qu’ils vont faire pendant leur formation. Ainsi, on va aborder la citoyenneté, la laïcité, l’homophobie, la mixité, le savoir être, le savoir-vivre et les produits addictifs. Ils vont aussi construire leur code du cadet. »
La première semaine du mois de juillet, ils effectueront un camp de cinq jours qui se clôturera par un gala. « Cette étape affine leur esprit de collectivité », indique le major qui insiste sur le triptyque enseigné durant l’année : la sensibilisation à l’environnement et à la vie animale ainsi que la dignité humaine.
(*) Ensoa : Ecole nationale des sous-officiers d’active.

***************************

Zohra, 24 ans, démine l’Afghanistan au péril de sa vie

La première équipe de femmes démineuses d’Afghanistan travaille sans relâche depuis six mois. Grâce à elles, Bamiyan devrait bientôt être la première province du pays entièrement déminée. Parmi elles, Zohra Rezaie, 24 ans.

 

Zohra Rezaie tente tant bien que mal de se réchauffer les mains. Le détecteur de métal qu’elle finit d’assembler est glacé. Il fait 4°C et la jeune femme s’apprête à s’élancer à l’assaut de « Baba ». Une montagne entièrement piégée pendant la guerre civile des années 1980.

Pour accéder aux champs de mines, il faut endurer trente minutes d’ascension éprouvantes à près de 3 000 mètres d’altitude, sur un mince chemin de terre creusé sur les flancs de ce mastodonte rocheux. Bamiyan et ses vallées verdoyantes sont encore dans la pénombre. Les rayons du soleil n’effleurent pour l’instant que les hauts sommets enneigés du massif de l’Hindou Kouch.

Premières femmes démineuses

Zohra et une dizaine d’autres jeunes femmes sont les premières démineuses d’Afghanistan. Une équipe financée et soutenue par le Danish Demining Group, avec un objectif : faire de Bamiyan la première région sans résidus de guerre du pays.

En six mois, elles ont déjà déminé près de 20 hectares. Il en reste encore près de la moitié. Zohra halète, ses dix kilos de matériel sur le dos.

« Les premières fois, on a souffert pour monter ici. Puis le corps s’habitue », affirme la jeune femme de 24 ans. Elle enfile son gilet de protection et son casque et commence à sonder la terre, centimètre par centimètre. « Il faut s’arrêter à la moindre résistance. Pour vérifier, on passe le détecteur de métaux par-dessus, ensuite on dégage progressivement tout autour de l’objet et on avise en fonction du type. »

Sur cette crête, au milieu des années 1980, la guerre a fait rage. Les moudjahidines avaient établi une position avancée surplombant la vallée. « Pour se prémunir des attaques venues d’autres groupes, ils ont miné et piégé toute cette partie de la montagne », explique Mahammad Khalid Samim, le superviseur du projet.

« On n’a pas le droit à l’erreur »

Depuis le début du déminage, cinq mines antipersonnel ont été retrouvées et des centaines de munitions. Alors les filles sont prudentes. « C’est un travail difficile, on n’a pas le droit à l’erreur. Un seul faux pas et ce sera le dernier », explique tranquillement Zohra.

Toutes les deux heures, les filles peuvent faire une pause et se partagent du thé et du pain chaud. Gulandem a rejoint l’équipe il y a peu et comme toutes les autres démineuses, elle a dû convaincre ses proches. « Ma famille était surprise que je puisse vouloir faire un métier d’homme. Mais on a été formées pour ce travail, on sait comment évoluer en sécurité et on a prouvé qu’on pouvait faire tout aussi bien qu’un homme. »

Pour ce travail dangereux, chacune de ces femmes perçoit entre 250 et 350 € par mois, bien plus que le salaire mensuel moyen, qui avoisine les 50 €. Mais cette carrière n’est que temporaire. Alors à la fin de la journée, après avoir redescendu « Baba », toutes prennent place dans une petite salle pour suivre un cours d’anglais.

Elles ont troqué la tenue de protection bleue pour d’élégants voiles brodés. « On espère qu’une fois qu’on aura tout déminé, les touristes pourront revenir », explique Zohra, qui a suivi des études de géologie et d’histoire. Car Bamiyan, jadis paradis des randonneurs, était surtout connue pour ses bouddhas, classés au patrimoine mondial de l’Unesco.

En 2001, le gouvernement taliban a dynamité ces immenses statues, provoquant un tollé international. Depuis, les étrangers ne sont jamais revenus. Mais Zohra et ses collègues espèrent bien qu’une fois déminée, la région redeviendra un joyau de l’Asie centrale.

********************************

Bordeaux :

Neneuil et sa bibliothèque de rue reviendront au même endroit.

c'est un soulagement pour lui et tous ses soutiens. Neneuil, pourra remonter sa librairie de rue à la même place que d'habitude, c'est à dire au pied du parking Victor Hugo. 
La nouvelle a été dévoilée ce vendredi 26 octobre par un post de Fabien Robert, maire-adjoint à la ville de Bordeaux 

Élan de solidarité

En effet, de nombreuses personnes avaient réagit sur les réseaux sociaux pour prendre la défense de ce sans-abris, apprécié dans le quartier. En 2015, il s'était installé sous le parking et avait construit une petite librairie grâce aux livres qu'on lui donnait. N'importe qui pouvait déposer ou prendre un bouquin, sans restriction. Le démantèlement de sa bibliothèque, filmé par une voisine puis posté sur Internet, avait provoqué l'émoi. 

Jeudi 25 octobre, Alain Juppé avait réagit à ce propos, précisant que l'ordre ne venait pas de la mairie, mais avouant aussi que le sans-abris était installé devant une sortie de secours :

"C'est un clochard très sympathique, qui ne dérange personne". Deux jours après la destruction de la bibliothèque de rue de Neneuil, SDF bordelais, Alain Juppé se dit "très mécontent" de cette initiative de la police municipale.

Des livres pour reconstruire

Ce vendredi matin, suite à une réunion en présence deJean-Louis David, adjoint à la vie urbaine, de Neneuil et de riverains venu l'appuyer dans sa démarche, une solution a été trouvée : le SDF pourra reconstruire son lieu atypique, en se décalant un peu pour éviter de bloquer les portes de sortie. Une récolte de livres a déjà été mise en place ce mercredi pour renflouer la bibliothèque de Neneuil : pour faire un don, il suffit de déposer son ouvrage au "N'a qu'1 oeil" rue Bouquièreou à la Zone du dehors, cours Victor Hugo.

*************

Var : à 13 ans, il sauve deux personnes de la noyade grâce à son paddle.

Malgré son jeune âge, Bastien a sauvé deux hommes qui étaient en train de se noyer dans la mer Méditerranée, près de La Croix-Valmer (Var).

"On est toujours fier de ses enfants, mais là on l'est d'autant plus", assure Nathalie, la mère de Bastien, 13 ans, habitant près de Lyon. Mardi 21 août, le jeune homme a sauvé deux hommes de la noyade en mer, à La Croix-Valmer, dans le Var, note RTL.

Posté debout sur son paddle qu'il avait eu à Noël, l'adolescent vogue sur la mer Méditerranée mardi matin, profitant de ses vacances en famille. À un moment, il aperçoit un homme qui lui fait de grands signes et lui dit : "J'ai besoin de ton aide, il y a quelqu'un qui se noie".

Courageux, Bastien rame vers la personne en train de se noyer, qui tentait en fait de se suicider. "Je n'avais pas vu qu'il avait un seau, une corde. Au début, je me suis dit qu'il était en train de regarder les fonds marins", explique Bastien. L'homme avait accroché un sceau rempli de pierres autour de son cou. Malgré ses 13 ans, son mètre 50 et ses 34 kilos, le jeune adolescent arrive à sauver cet homme d'une quarantaine d'années en le hissant sur les rochers. Il est alors à nouveau interpellé par le premier homme, qui a du mal à nager. C'est le deuxième sauvetage de Bastien. L'adolescent arrive au niveau de l'homme et lui permet de s'accrocher à son paddle. Ensemble, ils retournent alors sur le rivage de la plage, sains et saufs. Ces deux actes héroïques ont été salués par la ville de La Croix-Valmer, qui a décerné une médaille à Bastien. L'homme qui se noyait, les pompiers, les gendarmes, les maîtres-nageurs sauveteurs et le SAMU ont aussi tenu à féliciter l'adolescent pour sa bravoure et son héroïsme.

************************

 

Un maire demande aux Bleus champions du monde de refuser leur Légion d'honneur

Un élu d'un village de Haute-Saône a adressé un courrier à trois joueurs de l'équipe de France de football pour leur demander de ne pas accepter la prestigieuse récompense, comme le raconte Le Parisien.

Le deuxième sacre mondial des Bleus, décroché le 15 juillet dernier à Moscou face à la Croatie, a plongé tout un pays dans la liesse. Une joie partagée également dans le petit village de Loulan-Verchamp, en Haute-Saône, où le maire Jean-Paul Pretot a lui-même installé une fan zone, chez lui, pour l'occasion.

S'il a donc largement participé à la fête, l'élu est cependant devenu aujourd'hui une voix discordante sur un sujet qui lui tient à coeur, la Légion d'honneur, comme l'explique Le Parisien.
Alors que le centenaire de la fin de la Première Guerre mondiale sera commémoré en novembre prochain, Jean-Paul Pretot incite en effet trois Français champions du monde à un geste qui, selon lui, attirera l'attention sur le fait que de nombreux poilus morts au combat n'ont, eux, jamais été décorés. Dans une lettre adressée à Kylian Mbappé, Benjamin Pavard et Lucas Hernandez, il leur demande de renoncer officiellement à la Légion d'honneur, qui sera remise à l'ensemble des membres du groupe champion du monde.

"Ce renoncement serait en fait en hommage à d'autres jeunes, ceux qui sont morts il y a un siècle sur les champs de bataille de la Première Guerre mondiale", explique-t-il au quotidien, estimant que les trois joueurs auxquels il s'adresse "sont super et plus matures que l'équipe de 1998 [...] Les jeunes leur vouent un culte ! Leur influence est essentielle". Selon lui, "il y aurait un côté indécent à arborer cette médaille quand ces jeunes soldats morts pour la liberté n'ont rien eu".
"Je suis sûr qu'ils vont répondre à ma lettre", déclare l'édile, qui compte bien sur un effet boule de neige pour que sa requête puisse trouver un écho auprès des autres joueurs de l'équipe. Près d'1,5 million de Français sont morts ou ont disparu lors du premier grand conflit mondial entre 1914 et 1918 et 1,9 million ont été blessés. La plupart étaient des hommes âgés de 17 à 45 ans.

******************


Kevin Emeneya, 28 ans, blessé de guerre : 
«On donne notre vie à la France»

Il y a huit ans, le légionnaire Kevin Emeneya a été gravement blessé à la tête en Afghanistan. Pensionnaire de l'hôpital militaire des Invalides, il reçoit ce samedi le président à l'occasion de la Journée des blessés de l'Armée de terre.

Au milieu de dizaines de photos et de fanions accrochés aux murs, la télé diffuse un débat sur le dernier match de la Coupe du monde. Ce jeudi, avant le coup d'envoi de France-Pérou, le caporal-chef Kevin Emeneya, sourire aux lèvres dans son plus bel uniforme, nous reçoit dans la chambre qu'il occupe à l'Institution nationale des Invalides. Le soldat de 28 ans, grièvement blessé en Afghanistan en 2010, fait partie des 80 pensionnaires qui vivent dans cet hôpital militaire parisien.

Le jeune homme, né au Congo, s'est engagé dès l'âge de 18 ans dans la Légion étrangère, pour « servir la France ». Après plusieurs missions, il est envoyé en Afghanistan, en pleine guerre avec les talibans. Le 2 juillet 2010, un sniper en embuscade l'atteint à la tête alors qu'il est posté à la tourelle d'un véhicule blindé. Le casque n'a pas pu empêcher la balle d'atteindre une artère de son cerveau, et produit un « effet de blast » très puissant, se rappelle-t-il.

Rapatrié en urgence à l'hôpital militaire Percy en banlieue parisienne, Kevin ne doit son salut qu'à l'insistance de sa mère de ne pas le « débrancher ». Après plusieurs années de rééducation dans un service des Invalides, il parvient de nouveau à parler et à bouger la tête, même s'il a perdu l'usage de ses bras et de ses jambes. Ce grand fan de foot porte à la chemise la médaille militaire et la Croix de la valeur militaire, deux insignes qui lui ont été décernés à son retour. « J'en suis très fier », sourit celui qui a aussi été naturalisé français « par le sang versé », selon la formule consacrée.

 On donne notre vie pour la France »

Assis dans son fauteuil roulant, il commande la lumière et la télévision, qu'il laisse le plus souvent allumée, grâce à un bouton au niveau de sa mâchoire. Les cheveux tressés vers l'arrière, il glisse d'une voix calme : « On donne notre vie pour la France, les gens ne doivent pas l'oublier. » Ici, il reçoit régulièrement des visites d'amis ou de sa famille, qui habite à Noisy-le Grand (Seine-Saint-Denis). Il est même resté en lien avec certains anciens camarades du 1er régiment étranger de génie.

Kevin séjourne maintenant à l'hôpital militaire des Invalides. LP/Philippe de Poulpiquet

Punaisés aux murs, les clichés forment une ligne de vie : enfant dans les bras de sa mère, jeune militaire sur le terrain... puis sur des skis adaptés à son handicap en haut des pistes de la petite station savoyarde de Bessans en 2015. Sur une grande photo en noir et blanc qui lui tient particulièrement à cœur, on le voit recevoir la visite de l'animateur télé Denis Brogniart, parrain des blessés de guerre de l'Armée de terre, qu'il a rencontré plusieurs fois.

Une rencontre ce samedi avec Emmanuel Macron

Exceptionnellement ce week-end, Kevin ne rentrera pas chez lui. Lui et les autres pensionnaires reçoivent en effet la visite du président Macron à l'occasion de la Journée nationale des blessés de l'Armée de terre. Ce ne sera pas la première fois qu'il rencontre le chef de l'État. Il était à Percy le jour de l'investiture d'Emmanuel Macron, qui avait dédié sa première sortie aux soldats blessés. « J'ai pu lui raconter un peu mon parcours », se rappelle-t-il, un an après.

Il lui arrive de s'échapper des Invalides, pour assister au match de foot entre le PSG - dont il est un « grand fan » - et le Real Madrid en mars dernier. Début juin, il s'est aussi rendu plusieurs jours à Bourges (Cher) à l'occasion de rencontres sportives organisées pour des militaires blessés. Tir à l'arc, boccia (sorte de pétanque adaptée aux personnes handicapées)... Ces activités physiques lui redonnent goût à la vie et lui font garder espoir. Fidèle à cet optimisme, il lance les paris : « La France va gagner la Coupe du Monde ! »

Kevin Emeneya rencontrera Emmanuel Macron ce samedi. LP/Philippe de Poulpiquet

1000 soldats blessés pris en charge par l'Armée de terre

Fidèle à son appellation de « Grande muette », l'Armée de Terre ne communique que très peu de chiffres sur le nombre de ses soldats blessés. Tout juste sait-on qu'ils sont 1 000 militaires à être suivis en France par la Cellule d'aide aux blessés de l'armée de Terre (CABAT), composée de personnel civil et militaire. Chaque militaire a un référent au sein de cette structure qui les accompagne pendant leurs soins et leur offre du soutien humain, social et juridique.

Parmi ces 1 000 blessés, 300 l'ont été à l'entraînement ou pendant un exercice de service et 700 en opération extérieure (Sahel, Afgahnistan, Centrafrique...) comme Kévin Emeneya. La grande majorité d'eux (plus de 600) sont des blessés psychiques. « Ce sont des souffrances qui peuvent arriver plusieurs années après », explique l'Armée de Terre pour justifier ne pas pouvoir fournir un nombre précis de blessés par an, indiquant juste que ce chiffre est « très variable » d'une année à l'autre.

Selon le Haut Comité d'évaluation de la condition militaire, plus de 600 militaires français ont été blessés par armes à feu ou engins explosifs lors d'opérations extérieures entre 2007 et 2016. Et 2 200 soldats ont été victimes d'un stress post-traumatique sur la même période. « Ceux qui souhaitent rester au sein de l'armée le peuvent, mais la CABAT accompagne aussi ceux qui veulent partir », explique-t-on par ailleurs à l'Armée de terre. Cette structure ne s'occupe des blessés que dans un premier temps. Au bout de huit ans maximum, l'Office national des anciens combattants et victimes de guerre (ONAC) prend le relais pour assurer le suivi et la réinsertion des militaires.

****************

Version imprimableVersion imprimable | Plan du site
© Jean Marie Petyt