Lors de la réunion du Conseil d'Administration du 4 Décembre 2019, il a été procédé à l'élection d'un nouveau Président de l'UDCR 79. Monsieur Michel FAUCHER a été élu à l'unanimité.

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INFOS DERNIÈRES

Mise à jour le 27 Novembre 2019

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TREIZE MILITAIRES FRANCAIS MORTS AU MALI

 

Le lundi 25 Novembre à 19 h 40, 13 militaires sont morts au Mali dans un accident entre 2 hélicoptères, lors d'une opération de combat contre des djihadistes :

 

 Le capitaine Nicolas MEGARD - Le capitaine Benjamin GIREUD -

Le capitaine Clément FRISONROCHE - Le Lieutenant Alex MORISSE -

L'Adjudant Chef Julien CARETTE - Le Brigadier Chef Romain SALLES DE SAINT PAUL - Le Sergent Chef Andreï JOUK - Le Lieutenant Pierre BOCKEL -

Le Capitaine Romain CHOMEL DE JARNIEU - 

Le Maréchal des Logis Chef Alexandre PROTIN - Le Maréchal des Logis Chef Antoine SERRE - Le Maréchal des Logis Chef Valentin DUVAL - Le Maréchal des Logis Chef Jérémie LEUSIE - 

 

L'UDCR 79 pleure ces héros Morts pour la France, et adresse à leurs familles et à leurs amis, ses plus sincères condoléances.

 

L'UDCR a répondu présente en grand nombre, avec ses porte drapeaux, à la cérémonie qui a eu lieu le 2 décembre 2019 au Mémorial de Mazières en Gâtine à la mémoire des 13 soldats morts au MALI. 

Cette cérémonie, trés émouvante, a évoqué la situation familiale et les grades et qualités de chacun de ces soldats MORTS POUR LA FRANCE.

De nombreuses personnalités civiles et militaires y assistaient. Toutes les fédérations d'anciens combattants étaient représentées. 

La Légion Etrangère recrute

La Légion étrangère, qui compte quelque 8 000 hommes, cherche à recruter des Français. 1 245 places sont encore à remplir au sein du corps militaire.

En manque d'hommes, la Légion étrangère organise cet été une opération de recrutement en France. Et pour se faire voir, les légionnaires se rendent là où se trouvent les jeunes en vacances : à la plage. « Vous aimez nos valeurs ? Alors commencez par enlever votre casquette ! » raille, autoritaire, l'adjudant Sang-Jin Lee, devant un adolescent en short et claquettes.

Dans un camion aménagé planté sur la populaire plage de Berck, dans le nord de la France, il tente d'attirer plus de Français dans ses rangs. « Dix-huit ans, Français, célibataire... Vous êtes un excellent candidat ! » s'enthousiasme le légionnaire, torse bombé sous sa cravate verte. « Vous connaissez les risques ? Vous pensez-vous capable de tenir, sans contact extérieur pendant six mois ? Sans télévision, sans PlayStation ? » assène-t-il. Sous ses lunettes de soleil, l'adolescent acquiesce timidement. « À l'école, on va vous massacrer psychologiquement ! Et vous allez passer la serpillère », insiste l'adjudant. À Berck, comme sur une soixantaine de plages françaises cet été, « la Légion vient montrer qu'elle existe, informer sur ses missions, les avantages et inconvénients », explique à l'Agence France-Presse Sang-Jin Lee, chef du poste d'information de Lille. Couvrant sept départements, son détachement « recrute toute l'année. Mais l'été, il y a moins de candidats, alors on va là où sont les gens : les plages ! » dit-il en souriant.

Unité « d'élite » et « de combat » forte d'environ 8 000 hommes de 150 pays, la Légion, créée en 1831 et seule force incorporant des soldats étrangers dans l'armée française, doit recruter cette année « 1 245 hommes, entre 17 ans et 40 ans non révolus ». Souvent en première ligne, ils interviendront sur des missions intérieures comme Vigipirate, ou des opérations à l'étranger de l'Armée de Terre.

Avec 5 000 candidats déclarés depuis janvier, la Légion séduit « beaucoup d'étrangers, attirés par son histoire, sa réputation ».

Mais ses 11 régiments manquent cruellement de Français, indispensables pour « transmettre la langue et la culture », des valeurs aux « us et coutumes », précise le soldat, se souvenant, amusé, de jeunes légionnaires invités au restaurant qui avaient « arrosé leur foie gras de Ketchup-mayonnaise ».

De plus, le déploiement prochain d'un nouveau système d'information « nécessitera certainement une meilleure maîtrise de la langue ». « On a 8 à 10 % de candidats français » et « 16 % de francophones [incluant belges, québécois...] dans les régiments », déplore Sang-Jin Lee, visant « 20 à 25 % de francophones » d'ici à 2025.

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Une injustice enfin réparée

Lors de sa visite à l'ENSOA, Geneviève Darrieussecq a remis plusieurs Croix du Combattant à des AC en Algérie de 1962 à 1964.

Par ce geste la Secrétaire d'Etat déléguée aux AC a réparé une injustice qui privait ces personnes de la reconnaissance nationale.

Pour mémoire 530 d'entre eux ne sont pas rentrés à la maison au cours de cette période.

On peut aussi s'indigner qu'il est fallu attendre que ces combattants atteignent l'âge de 75 ans pour enfin admettre qu'ils avaient fait la "guerre". 

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Armée de terre : Nouvelles recrues, entre éducation et garderie...

« On est devenu des éducateurs »

Formation initiale des recrues de l’armée de Terre : « On est devenu des éducateurs », estime un sous-officier.

La décision, prise en janvier 2015, de porter les effectifs de laForce opérationnelle terrestre [FOT] de l’armée de Terre de 66.000 à 77.000 soldats suppose un effort constant en matière de recrutement. Et pour tenir les objectifs, deux variables sont à prendre en considération : le taux de sélection, c’est à dire le nombre de candidats pour un poste, et le taux d’attrition, qui mesure le nombre de ruptures de contrat.

Pour que le recrutement soit optimal, il faut un taux de sélection élevé [donc, être attractif] et un taux d’attrition le plus bas possible. Or, il est plus facile de miser sur la seconde variable que sur la première, surtout quand le marché de l’emploi est fortement concurrentiel.

Ainsi, la dernière revue annuelle du Haut Comité d’évaluation de la condition militaire [HCECM] a déterminé que la sélectivité pour les emplois de militaire du rang a été de 1,6 en 2017 [soit -0,6 point par rapport à 2015]. Selon l’hebdomadaire Le Point [du 28/03], qui cite un document interne, la sélection est « quasi nulle » car la « ressource en hommes s’épuise, l’armée n’a plus le choix du recruté. »

Et cela modifie l’approche des Centres de formation initiale des militaires du rang [CFIM], dans la mesure où la priorité est de réduire au maximum le taux d’attrition. Et, désormais, comme le souligne le commandant du CFIM de la 2e Brigade Blindée, installé au Valdahon, dans les colonnes du Point, il est question d’appliquer une « pédagogie du succès et de l’encouragement » et un « bon instructeur doit être comme un père qui forme l’engagé progressivement. » Une nécessité car, souligne-t-il, « on n’a pas la même population de jeunes, ni qualitativement, ni quantitativement. »

Seulement, à la lecture de l’article du Point, qui a suivi le parcours de recrues devant être affectées au 16e Bataillon de Chasseurs à pied [BCP] , on constate que cette approche déroute les instructeurs les plus aguerris qui eurent droit à une formation plus « pêchue » quand ils étaient à la place de ceux qu’ils doivent maintenant former.

« C’est de la garderie »

« Avec Sentinelle, on fait de la quantité, pas de la qualité. On n’a le droit de ne rien dire aux jeunes parce qu’il faut qu’ils restent », regrette un sergent auprès de Mark Ionesco et Nicolas Skopinski, les auteurs du reportage publié par Le Point. Un adjudant-chef a le même sentiment. « On est devenu des éducateurs maintenant », soupire-t-il. Un lieutenant va plus loin. Pour certains cas, « c’est de la garderie », dit-il.

Sur les 41 recrues destinées à servir au sein du 16e BCP, 7 ont rompu leur contrat avant la fin de leur période de formation initiale, dont 2 après avoir été reconnus « inaptes ». Et les permanents du CFIM s’attachent à déterminer les raisons qui ont poussé ces jeunes à rendre leur paquetage. « Objectif : savoir s’ils ont été frappés », avance l’hebdomadaire.

Alors que le général Jean-Pierre Bosser, le chef d’état-major de l’armée de Terre, insiste sur « l’esprit guerrier » , ce n’est pas lors de cette formation initiale qu’il est insufflé aux recrues. « On ne forme pas des guerriers mais des soldats », explique en effet un capitaine. Cela viendra sans doute plus tard…

Dès l’an prochain, et à moins de gagner la bataille de la fidélisation. l’armée de Terre risque d’être de nouveau confrontée au défi du recrutement étant donné que les contrats des soldats recrutés en 2015 arriveront à terme en 2020.

 

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